La révélation de la toute première livrée de Cadillac Formula 1 Team lors du Super Bowl LX devait être un moment de célébration historique. Elle s’est finalement transformée en affaire judiciaire retentissante. Selon des informations révélées par Rolling Stone, le réalisateur hollywoodien Michael Bay aurait intenté un procès contre Cadillac, l’accusant d’avoir utilisé ses idées sans autorisation pour la publicité diffusée pendant l’événement planétaire.

Cadillac : un projet ambitieux… puis une rupture brutale
D’après la plainte, tout commence lorsque Dan Towriss, propriétaire de l’écurie Cadillac F1, approche Michael Bay pour imaginer et réaliser le film de lancement de l’équipe. Le cinéaste se met au travail et développe plusieurs concepts visuels et axes créatifs destinés à donner une identité forte à l’arrivée de Cadillac en Formule 1.
Mais selon Bay, le projet aurait soudainement changé de mains. Informé que l’équipe souhaitait « explorer une autre direction créative », il aurait été écarté… avant de découvrir que la publicité finale intégrait malgré tout des éléments directement issus de ses propositions initiales.
Le document judiciaire évoque une série de choix esthétiques très spécifiques : palettes dorées, surfaces chromées réfléchissantes, halos solaires, décors poussiéreux et effets de distorsion thermique. Autant de marqueurs visuels immédiatement associés à l’univers de Michael Bay et à ses films cultes comme Transformers ou Armageddon.
Le réalisateur affirme également que son équipe aurait travaillé sous une pression extrême, enchaînant les nuits blanches pour produire des bandes-annonces et présentations destinées à l’agence créative de Cadillac, avant d’être finalement mise de côté.
Dans un passage particulièrement virulent de la plainte, Bay accuse Cadillac d’avoir cherché à capter l’impact visuel de son style à moindre coût : « Ils volent mes idées. Ils essaient de me soutirer des concepts pour ensuite les confier à des réalisateurs publicitaires plus jeunes et moins chers. »
De son côté, Cadillac rejette fermement ces accusations. Dans un communiqué officiel, la marque affirme que la direction créative de la publicité était déjà définie et que Michael Bay n’a jamais été engagé formellement.
« Michael Bay est un cinéaste visionnaire, et nous avons apprécié échanger avec lui. Toutefois, il est rapidement apparu qu’aucune solution viable ne permettait de respecter le calendrier de production », précise un porte-parole.
Entre Formule 1, Super Bowl et Hollywood, l’entrée de Cadillac dans la discipline reine du sport automobile se fait sous les projecteurs… et sous tension. Reste désormais à la justice de trancher si cette publicité relève de l’inspiration assumée ou de l’appropriation contestée.
































