Cette semaine, la Baggers World Cup ouvrira sa saison 2026 en marge du Grand Prix des Amériques de MotoGP. La discipline débarquera ensuite en Europe pour la première fois lors du Grand Prix d’Italie. Une discipline qui verra s’affronter 9 pilotes sur des Harley-Davidson, répartis dans 4 équipes différentes. À Carthagène, la légende des Grands Prix, Randy Mamola, accompagnait l’équipe de communication de Honda LCR, venue capturer quelques instants de l’entraînement de Johann Zarco. Paddock GP a profité de l’occasion pour aborder avec lui les enjeux de ce nouveau championnat, qui cherche à séduire un public européen.
Bonjour Randy Mamola, quelle bonne surprise de vous
retrouver ici ! Cette année, en marge de quelques rendez-vous du
championnat du monde de MotoGP, on retrouvera la Baggers World Cup,
un concept tout droit venu d’Amérique. Vous avez vous-même piloté
l’un de ces engins à Barcelone en 2024, à l’occasion d’un test,
qu’en avez-vous pensé ?
Nous avons tous ri quand les Baggers sont arrivés. Vous savez, ça
fait deux ans ou trois ans que ça a commencé en Amérique. Nous
avons tous ri. Mais à Daytona en 2025, ils ont surpris tout le
monde. Ils étaient plus rapides que la classe 600. La moto fait 285
ou 290 kilos, mais quand vous pilotez cette chose, c’est incroyable
comme vous pouvez en profiter.
Qu’attendez-vous de ce championnat ?
Ce sera très professionnel avec Harley. J’espérais qu’Indian vienne
aussi, mais ça coûte tellement cher de financer les programmes
qu’Indian ne va pas le faire. Ce sera juste Harley. Et je crois
qu’ils vont utiliser deux ou trois de leurs camions Harley pour
apporter les motos en Allemagne ou en Belgique. Histoire d’avoir un
endroit pour travailler dessus. Juste pour aider financièrement les
équipes à amener tout en Europe.
Pensez-vous qu’ils trouveront leur public en Europe
?
En Angleterre et ailleurs en Europe, il y a beaucoup de gens qui
roulent avec ces motos. Et puis si vous annoncez un championnat
comme celui-là, ça ouvre à un autre public. Quand le public verra
ces motos évoluer sur la même piste que les MotoGP, avec tous ces
jeunes pilotes. Les Baggers vont s’ouvrir à un tout autre
public.
C’est un substitut qui aura plus de succès que le MotoE
?
Malheureusement avec les MotoE, nous n’avons pas ce
sensationnalisme. C’est comme les classes électriques en voiture.
Il y a une différence de vitesse et ce genre de choses.
Vous aviez d’ailleurs testé une MotoE avant les débuts
du campionnat…
Oui, j’ai piloté une MotoE. Pas celle de Ducati, mais la standard,
avant que Ducati arrive. C’était génial. La Dorna m’a demandé si je
voulais en essayer une en me demandant si on pouvait filmer le
tour. J’ai dit oui directement. Donc je suis allé pour faire un
tour dessus. C’était super cool. Mais en fin de la journée…
Ce n’est pas le même plaisir ?
Non, pas vraiment.
Revenons en aux Baggers… Qu’attendez-vous le plus cette
saison ?
Je vous dirai que John Kosinski sera présent à chaque course. Il y
a une équipe australienne. Je pense qu’ils ont trois pilotes, dont
Eric Granado, le Brésilien du MotoE. Il y aura aussi un Américain
(Cody Wyman) et un Australien (Archie McDonald). Et c’est un gros
sponsor venant d’Australie, donc John vient. Je suis super heureux
pour ça.
Vous n’auriez pas voulu participer au championnat
?
Si j’avais été un peu plus jeune, peut-être… J’ai 66 ans désormais,
si j’avais 60 ans, je jouerais probablement encore avec eux et je
courrais avec dans cette catégorie. Pour des démonstrations, ça ne
me dérange pas. Je peux encore le faire au Rocco’s Ranch,
lorsqu’ils organisent le TT Christmas chaque année. Mais pas plus
pour tout ça.






























