Interview d’Aron Canet « Le Mans est mon circuit préféré »

par | 5 juillet 2017

Lors de sa première saison l’an dernier à 17 ans, Aron avait impressionné les observateurs avec une quatrième place au Mans et un podium à Phillip Island. Il terminait six fois parmi les huit premiers. Barré actuellement par Joan Mir, qui partira en Moto2 l’an prochain chez Marc VDS, et par l’éternel redoublant Romano Fenati, Canet s’est révélé depuis le début de l’année avec deux victoires à Jerez et Assen, et deux pole positions à Austin et en Allemagne.

Est-ce que vous vous attendiez à atteindre la mi-saison troisième du Championnat du Monde et avec deux victoires ?

« Nous avons travaillé dur pour ça et l’équipe a cru en moi depuis le début. Nous étions sûrs que je pourrais être avec le groupe de devant sur une base régulière et gagner des courses.

L’expérience est-elle un facteur ?

« L’année dernière, j’ai fait des erreurs de rookie, dont j’ai beaucoup appris. Cette année, nous essayons de ne pas les répéter. En ajoutant l’expérience à ce que nous avons appris, nous pouvons maintenant nous battre pour n’importe quel objectif. »

Quand avez-vous eu l’impression que vous votre mentalité a passé un cap ?

« Ce changement interne a été quelque chose que j’ai ressenti à la fin de la saison 2016, lorsque la pré-saison a commencé cette année. »

Y a-t-il eu un pilote dans le groupe de tête que vous n’attendiez pas ?

« Je suis très surpris par les performances de John McPhee et Marcos Ramirez. Je savais qu’il y aurait Romano Fenati, Joan Mir, Jorge Martin et Enea Bastianini à l’avant. »

Dans quelle course de cette saison avez-vous été le plus rapide et le plus compétitif ? Et pourquoi ?

« A Austin, je me sentais vraiment fort et les choses semblaient venir facilement. Dans presque toutes les séances d’essais, j’avais un grand avantage, et c’était quelque chose que je me ne comprenais pas trop. Nous n’avons pas pu terminer le week-end avec une victoire, car je suis tombé en faisant la course en tête. Ça m’a aidé à grandir, mais aussi à apprendre que vous devez toujours garder vos pieds sur le sol et ne jamais penser que vous avez gagné une course.

Parmi les courses qui ont déjà été disputées cette année, décrivez chacune en quelques mots :

Qatar ?

« Le début d’une nouvelle saison. »

Argentine ?

« Problèmes de pneus. »

Les Amériques ?

« Payer par manque d’expérience. »

Espagne ?

« Première victoire ».

France ?

« Mon circuit préféré. »

Italie ?

« Une course de groupe. »

Catalogne ?

« Rapide rythme »

Hollande ?

« Stratégie parfaite ».

Allemagne ?

« Un jour à oublier. »

Qu’espérez-vous pour la seconde moitié de la saison ?

« Je voudrais atteindre les courses lointaines avec la possibilité de me battre pour le titre. »

Que pensez-vous quand les gens parlent de la possibilité de gagner le Championnat du Monde ?

« Je ne pense pas au titre. Oui, les possibilités sont là et ça pourrait se produire, mais en ce moment ce n’est pas le but. Mon objectif principal est de continuer à apprendre cette année. Ce n’est pas tellement « être champion du monde », mais plutôt « d’apprendre à être champion du monde. » Si au cours de ce processus d’apprentissage nous parvenons à remporter le titre, il serait certainement plus que bienvenus, mais ce n’est pas quelque chose pour lequel je perds le sommeil, et cela ne changera pas mon attitude si ça ne se matérialise pas cette année.

Quels sont vos plus grands souhaits ?

« Depuis que je suis petit, j’ai eu deux rêves : l’un est de gagner le GP de Valencia,  l’autre est d’être champion du monde un jour. »

Enfin, comment voyez-vous la MotoGP cette saison ?

« Du point de vue d’un spectateur, c’est très intéressant, amusant et excitant, parce qu’il n’y a aucun coureur dominant clairement et les podiums sont composés de différents pilotes à chaque Grand Prix. Du point de vue des pilotes, je pense que les pneus ne font pas les choses faciles cette saison. »

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