Rencontre avec Antoine Nativi lors du roulage organisé par Johann Zarco à Carthagène, qui revient sur ses objectifs en European Talent Cup pour 2026.
Nous poursuivons notre série d’interviews réalisée à Carthagène, dans le cadre du roulage organisé par Johann Zarco, avec Antoine Nativi. Arrivé l’an dernier en European Talent Cup, rebaptisée à partir de cette année en Moto4 European Cup, le Français de bientôt 17 ans a décroché un top 5 et a terminé 14e du championnat. Il compte désormais monter d’un cran pour parvenir à atteindre la mythique Red Bull Rookies Cup l’an prochain.

Bonjour Antoine. Lorsque nous t’avions rencontré l’an dernier, tu évoluais en Northern Talent Cup, et te voici désormais fort d’une saison en European Talent Cup. Comment s’est passée cette année 2025 ?
Franchement, ça s’est plutôt bien passé. C’était ma première année en European Talent Cup donc je ne connaissais pas les circuits, c’était un peu la découverte. J’ai eu une belle évolution tout au long de l’année. On n’est pas forcément arrivés à être dans les premières places directement, mais ça a été une bonne surprise. Maintenant, il va falloir confirmer cette année.
Quel est ton objectif pour cette année 2026 ?
Je repars pareil, dans le même team, même championnat, pour essayer de confirmer ce que j’ai fait en 2025. J’espère jouer le top 3.
Quelles portes le top 3 pourrait t’ouvrir ?
Déjà j’aimerais être pris aux sélections de la Red Bull Rookies Cup, parce que déjà l’année dernière c’était proche, mais il manquait de la place. J’aimerais être pris, et ensuite passer en Moto3 dans mon team.
Comment tu as vécu ces sélections ?
J’étais vraiment super déçu, parce que j’avais fait le boulot mais il n’y avait pas de place pour un Français. Franchement je l’ai mal vécu, c’était dur, mais ça m’a forgé pour les dernières courses de la saison. Ça m’a bien aidé.
Sur quels points tu considères avoir évolué en tant que pilote ?
Déjà sur le pilotage, c’est sûr. Et ensuite je suis devenu plus mature, parce que maintenant j’ai des gens qui me soutiennent, qui m’aident beaucoup dans ce que je fais alors ça me motive à rester sérieux.

Comment tu es entouré dans ta préparation ?
C’est un peu familial. J’ai mes parents, ma mère qui est ma manager. Ma sœur fait les vidéos et les photos. Franchement c’est super bien. J’ai un coach mental et j’ai Lionel Richier qui me suit depuis cinq ans maintenant. C’est mon mécano et il m’aide aussi parfois pour les entraînements.
Je m’entraîne en Espagne à Santa Cruz, au sein d’une école. Il y a des pilotes MotoGP comme Álex Rins et Maverick Viñales, Moto2 comme Manuel González et Moto3 comme Marco Morelli. Il y a vraiment beaucoup de pilotes. On ne fait pas forcément beaucoup de piste, on fait plus du tout terrain. Je galère un peu donc c’est bien, ça me fait apprendre d’autres choses que la piste.
Tu roules avec des pilotes très expérimentés. Ils te donnent des conseils ?
Ils donnent un peu de conseils, mais parfois les conseils ne sont pas ce qui est le mieux. C’est juste de rouler avec eux, pour voir comment ils font.
Il n’y a donc pas que Johann Zarco comme pilote MotoGP dans ton entourage ?
Oui mais après je ne suis pas vraiment proche des autres, c’est juste qu’on roule souvent ensemble.
Justement, cela fait deux ans que tu viens à Carthagène rouler avec Zarco. Comment tu abordes ce roulage et quel est ton entraînement pour cet hiver ?
L’année dernière je ne connaissais personne, donc j’étais un peu tout seul, réservé. Cette année l’ambiance est différente. J’ai commencé l’entraînement la semaine dernière mais je me suis fait mal à la main. Aujourd’hui j’ai donc galéré un peu à rouler, mais normalement je vais rouler tout l’hiver, trois heures par semaine à peu près.

























