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Rencontre avec Evan Boxberger lors du roulage organisé par Johann Zarco à Carthagène, qui évoque sa réalité de pilote lycéen et ses rêves de Grands Prix.

Nous poursuivons notre série d’interviews réalisée à Carthagène, dans le cadre du roulage organisé par Johann Zarco, avec Evan Boxberger.

Originaire de Manosque, le Français de 16 ans est arrivé en European Talent Cup en 2024, désormais rebaptisée à partir de cette année en Moto4 European Cup. Il roule pour le team JEG Racing et jongle entre les cours, l’entraînement et les courses de haut niveau, avec le souhait de rejoindre les Grands Prix dans les années à venir.

Bonjour Evan. Tu t’apprêtes à disputer ta troisième saison en European Talent Cup. Comment s’est passée ton année 2025 et que vises-tu pour 2026 ?

J’ai appris et progressé toute l’année, en me battant de plus en plus devant, mais la saison a été un peu compliquée. Cette année je continue dans la catégorie, avec l’ambition d’être dans le top 5 et le top 10 régulièrement, de jouer aux avant-postes, pour après pouvoir accéder au Moto3 Junior.

À moyen et long terme, quels sont tes objectifs ?

J’aimerais arriver en Grand Prix d’ici trois ou quatre ans et, à long terme, c’est tout simplement d’aller en MotoGP.

C’est ce qui t’a donné envie de faire de la moto ?

Oui, je pense que c’est de regarder les pilotes et les Grands Prix à la télé, que ce soit en MXGP ou en MotoGP.

Tu as un modèle ?

Marc Márquez.

Tu peux déjà évoluer aux côtés d’un pilote MotoGP avec Johann Zarco durant ces deux jours. Comment ce roulage s’est organisé ?

J’avais déjà fait un roulage avec Johann et Antoine [Nativi, son coéquipier, ndlr.] à Alcarràs en août. Il aide un peu l’équipe et il nous aide nous donc là il a contacté l’équipe pour nous inviter. Ça permet de reprendre la saison.

C’est bien parce que Johann nous aide. Il essaye de faire des tours avec nous, il nous donne des conseils. Et puis, ça nous permet de reprendre et retravailler ce qu’on a vu la saison passée, ce qui n’était pas forcément bien. C’est bien, ça nous fait une journée de roulage.

David Da Costa, Evan Boxberger, Antoine Nativi et Johann Zarco.

C’est difficile de trouver des opportunités pour s’entraîner ?

En France, actuellement le temps n’est pas exceptionnel donc c’est un peu compliqué. Après on a la chance que le team soit basé en Espagne, donc on peut faire des semaines d’entraînement avec le team et avec les coéquipiers.

Comment t’entraînes-tu, justement ?

J’ai un entraînement physique, je m’entraîne tous les jours. Après, je fais de la moto, j’essaye d’en faire deux ou trois fois par semaine. Là, pendant l’hiver, j’en fais en cross. Je roule sur circuit surtout quand je descends en Espagne, parce que les températures ne le permettent pas encore en France.

Sur ce roulage il n’y a pas de numéro sur ta moto, mais tu roules avec le 36. Pourquoi ce choix ?

Je roulais avec le 34 parce que je suis né le 30 avril (30 et 4) mais il n’était pas disponible. J’avais ensuite choisi le 33 mais il n’était à nouveau pas disponible [rires]. J’ai pris le 36 et il me plaît.

Pour terminer, comment gères-tu les cours en plus de la moto à ce niveau ?

Je suis en Première STMG, je suis inscrit au CNED et je fais l’école à distance. C’est un peu compliqué mais j’essaye de me fixer des heures de travail à côté des entraînements. Le fait d’être à distance aide beaucoup. J’essaye de gérer les deux du mieux possible.