pub

L’équipe KTM refait parler d’elle. Mais une fois encore, ce n’est pas pour ses résultats en piste. Alors que l’arrivée de Bajaj Auto semblait avoir mis fin à la crise financière la plus grave de l’histoire de la marque, de nouvelles rumeurs agitent le paddock MotoGP, et elles touchent désormais le cœur même du projet. Le problème n’est plus seulement la survie de l’équipe. C’est la possibilité d’un désengagement de Red Bull, son sponsor principal, qui inquiète.

La faillite de KTM l’an dernier a laissé des traces profondes. Production stoppée, actifs vendus, trésorerie exsangue : le constructeur autrichien était au bord du gouffre. Le sauvetage est venu de Bajaj, partenaire historique, qui a injecté les fonds nécessaires et pris le contrôle.

Mais le projet MotoGP, lui, est resté en suspens. Les administrateurs judiciaires avaient été clairs : le programme MotoGP n’était pas soutenable financièrement dans ce contexte. Malgré cela, KTM a continué d’avancer, jusqu’à développer en interne le futur moteur 850 cc pour la réglementation 2027.Un pari coûteux. Un pari risqué.

Interrogé sur l’avenir du MotoGP, Bajaj se contente d’un laconique : « no comment ». Or dans ce milieu, le silence est rarement neutre. Selon RideApart et GPOne, Bajaj n’a aucune intention de financer le MotoGP. KTM doit donc trouver ailleurs l’argent nécessaire pour continuer.

Deux pistes émergent : CFMoto, qui discuterait d’un possible rachat des deux MotoGP, une option rejetée pourtant par le patron. Et celle du fonds Hillhouse, présent lors de réunions stratégiques récentes. Mais le message est limpide : sans nouvel investisseur, le projet MotoGP KTM est économiquement fragile.

Rb 1

Le signal d’alarme pour KTM : Red Bull regarde ailleurs

Mais la rumeur la plus explosive va encore plus loin. Selon GPOne, Red Bull envisagerait de quitter KTM comme sponsor principal. Pourquoi ? Une raison simple et brutale : Red Bull veut gagner.

Pendant que Monster empile les titres avec Ducati, KTM n’a jamais transformé son potentiel en domination réelle. Red Bull réfléchirait donc à un virage stratégique pour 2027, avec Ducati, voire Honda.

Et, en filigrane, un possible retour à une collaboration directe avec Marc Marquez, partenaire historique de Red Bull depuis près de vingt ans. Rien n’est officiel. Mais le simple fait que ce scénario circule est déjà un signal fort.

À ce climat déjà tendu s’ajoute un élément humain décisif : Pedro Acosta. Depuis des mois, son mécontentement est évoqué dans le paddock.

Son nom revient régulièrement du côté de Ducati. Et dans un sport où les pilotes d’exception sentent très tôt le vent tourner, ce genre de rumeur n’apparaît jamais par hasard.

Une KTM fragilisée financièrement. Un sponsor majeur hésitant. Un marché des pilotes en mouvement … Le cocktail est explosif.

Rien n’est acté… mais tout est fragile. KTM est toujours en MotoGP, Red Bull est toujours partenaire et le projet 2027 existe toujours. Mais l’équilibre est précaire.

Le MotoGP est un sport brutal, coûteux et sans pitié pour les projets bancals. Quand trop de paramètres deviennent instables en même temps, ce n’est généralement pas une coïncidence.

KTM n’est pas encore en danger immédiat. Mais pour la première fois depuis longtemps, son avenir en MotoGP dépend moins de la technique que de la finance et de la stratégie politique.

Et dans ce jeu-là, même les constructeurs les plus ambitieux peuvent perdre pied très vite.

Rb 2

Tous les articles sur les Pilotes : Pedro Acosta

Tous les articles sur les Teams : KTM MotoGP