Avec une cinquième place finale au Championnat du Monde et une seule victoire, obtenue à Assen, il est évident que Valentino ne peut pas être satisfait de sa saison. Sa jambe fracturée est bien sûr un des éléments dont il faut tenir compte, mais elle n’explique nullement certains résultats très moyens que le champion italien impute à Yamaha. Lin Jarvis, Directeur exécutif de Yamaha Factory Racing (Factory Team MotoGP), accepte la critique de son pilote et livre son point de vue à La Gazzetta dello Sport.

« La motivation de Valentino Rossi dépend également de la performance de la moto, explique la manager britannique. Cet hiver, j’espère être en mesure de lui parler pour comprendre ses intentions, mais je pense qu’il décidera après les 3-4 premières courses. S’il arrête, nous serons préparés et, bien sûr Zarco sera l’un des candidats. 2018 sera important car ensuite, à l’exception des pilotes de Marc VDS et de Crutchlow, tous seront libres et disponibles. »

Jarvis confirme que Johann Zarco, aujourd’hui dans l’équipe satellite Yamaha Tech3, est une option pour remplacer le Champion du Monde transalpin dans l’équipe officielle. Le Français a surpris tout le monde, y compris Jarvis : « Il m’a impressionné sur la piste et en dehors. Ce n’était le premier choix d’aucune équipe, mais maintenant beaucoup sont intéressées, comme par exemple KTM. »

Comment en est-on arrivé en cours de saison à cette situation si insatisfaisante pour Valentino Rossi ?

« Les problèmes ont commencé avant Le Mans, analyse Jarvis. A Jerez, première alerte : là-bas en 2016 Valentino avait dominé. Ça a été une grande surprise de voir à quel point il était cette année en difficulté. Cela s’est répété à Barcelone, une autre piste traditionnellement favorable. Et nous avons réalisé que nous avions des problèmes sur les circuits avec peu d’adhérence. La faute de Yamaha ou de Michelin ? Cette année, nous avons connu plusieurs fois des problèmes avec la constance des pneus. Bien que ce ne soit pas une excuse. Michelin a réitéré que la construction du pneu arrière n’avait pas changé, mais nous avons ressenti quelque chose de différent. »

Alors pourquoi, quand ça a commencé à mal fonctionner, écouter Vinales plutôt que Rossi ?

« Il y avait les résultats. Si vous êtes devant et gagnez, on pense que c’est la bonne direction. »

« Ce fut une année difficile pour Maverick. Devant pendant tout l’hiver, vainqueur des premières courses, vous avez une confiance folle et soudainement commencent les problèmes. Mentalement, c’est difficile, même avec un avantage de 30 points. Rossi dans ce domaine est plus expérimenté. Maverick n’était pas seul, il avait son équipe et rien ne lui interdisait de suivre sa propre direction. Chez Ducati, Lorenzo a toujours utilisé les ailerons, Dovizioso non. Nous n’imposons rien aux pilotes. »

Photo © Yamaha

Source : La Gazzetta dello Sport



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