De Diana Tamantini / Corsedimoto.com

2019 a été la dixième année du Moto2, qui a remplacé le 250cc. Des innovations techniques aux champions de la catégorie, voici les points forts.

Dix saisons se sont passées depuis que la 250cc a cédé la place à la Moto2, qui est par conséquent devenue la nouvelle catégorie intermédiaire du Championnat du Monde. C’est une façon de rapprocher le niveau de celui du MotoGP, en préparant mieux tous les pilotes qui voulaient accéder à la catégorie reine de ce championnat. Beaucoup de changements ont été observés au cours de cette décennie : voyons les faits saillants de la période de 2010 à 2019.

La nouvelle appellation a apporté avec elle de nombreuses nouvelles fonctionnalités. Le premier aspect à souligner est le changement de moteur, unique pour tous et fourni par Honda, un 4T 4 cylindres de 600 cm³ (dérivé de la CBR600RR). Un beau bond en avant en ce qui concerne la cylindrée maximale de 250 cm³ utilisée précédemment. En 2019, il y a la transition vers le moteur  Triumph 3 cylindres de 765 cm³ (sur la base de la Triple Speed). Depuis la même saison, nous avons aussi vu l’introduction de l’unité de contrôle Magneti Marelli, qui a rapproché encore plus cette catégorie du MotoGP. Le système de freinage comportant des disques en carbone a été interdit, puis on se souvient des débuts avec les embrayages à glissement limité Suter, puis F.C.C. à partir de 2o13. Une modification également sur le poids minimum : il a commencé à 135 kg, et est actuellement augmenté à 154 kg.

De nombreux fabricants se sont d’abord lancés dans cette nouvelle aventure. Il s’agissait alors de Suter, Moriwaki, Speed Up, BQR, RSV, FTR, PromoHarris, KALEX, Tech3, TSR, ICP, ADV. Mais on peut constater que la plupart de ces noms ont progressivement abandonné cette catégorie. L’expérience de KTM a été assez brève : ses débuts remontent à 2017, mais il n’y en aura plus à partir de 2020. En 2018 ont eu lieu les débuts du constructeur japonais NTS : un engagement en mondial jusqu’ici difficile, mais toutefois confirmé pour la saison prochaine. En 2019, la marque historique italienne MV Agusta a également fait son retour. Ce sont les deux constructeurs qui rejoindront le dominant KALEX et Speed Up en 2020.

Quant aux pilotes, nous avons observé cinq champions espagnols, deux Italiens, un Allemand et un Français. Ce dernier est Johann Zarco, le seul à avoir remporté deux titres Moto2, apportant ainsi deux des sept titres obtenus par KALEX lors de cette décennie. Le premier titré fut Toni Elías, Champion du Monde 2010, suivi de Stefan Bradl, Marc Márquez, Pol Espargaró, Tito Rabat, deux fois Zarco, Franco Morbidelli, Francesco Bagnaia et Alex Márquez. A l’exception d’Elías, qui est en MotoAmerica depuis des années, et de Stefan Bradl, testeur du HRC, ce sont tous des noms que l’on retrouvera en MotoGP en 2020. Il est toutefois curieux que, jusqu’à présent, seul Marc Márquez ait réussi à remporter le titre dans la catégorie supérieure.

Le champion espagnol est toujours le pilote le plus victorieux en Moto2. Au cours de la période de deux ans 2011-2012, l’homme de Cervera a enregistré 16 succès, un record qui est toujours invaincu aujourd’hui. Derrière lui, Johann Zarco, deux fois champion du monde, s’est arrêté à 15 unités, suivi de Tito Rabat avec 13 victoires et de Thomas Lüthi avec 12. Pol Espargaró a obtenu 10 victoires en trois ans en Moto2, et Franco Morbidelli 8, toutes obtenues dans son année de gloire. Même score pour son compatriote Francesco Bagnaia, tandis que le dernier champion, Álex Márquez, n’a remporté “que” cinq victoires dans sa saison, auxquelles s’ajoutent trois autres en 2017.

Lire l’article original sur Corsedimoto.com

Diana Tamantini