La Thaïlande avait placé David Alonso sous les projecteurs. Elle lui a offert la une des journaux… mais pas la victoire. Le Colombien a été victime d’un accident d’une rare violence dès les premiers tours du Grand Prix, contraignant la direction de course à brandir le drapeau rouge pour permettre aux secours d’intervenir.
Tout s’est joué en quelques secondes. Sous une chaleur écrasante, avec un asphalte flirtant avec les 60 degrés, le moteur Kalex de Senna Agius a rendu l’âme au pire moment. Lancé à pleine vitesse dans le peloton, Alonso n’a pu éviter la moto immobilisée. L’impact a été brutal. L’image du Colombien, immobile dans les graviers, a glacé le paddock.
Face à la violence du choc, les officiels n’ont pas hésité : premier drapeau rouge. Alonso a été évacué vers le centre médical dans un silence tendu. Puis le soulagement. Aucune fracture.
Encore marqué par l’impact, il a raconté :
« Je vais bien et heureusement, je n’ai rien de cassé. J’ai eu très peur car la chute a été très violente. J’ai senti l’impact et, une fois dans le gravier, j’étais incapable de bouger. J’avais l’impression de perdre le contrôle. »
Les examens sont rassurants, mais les traces physiques sont bien réelles.
« J’ai des courbatures partout, surtout au pied gauche, à la jambe droite et à l’épaule droite, mais ça va. Maintenant, je veux me reposer et récupérer. »

Soulagement et ambitions intactes pour David Alonso
Pendant qu’Alonso quittait la piste, la confusion persistait. Une seconde relance a été tentée… avant qu’un nouvel accrochage entre Luca Lunetta et Sergio García ne provoque un deuxième drapeau rouge.
Le temps s’échappait. Les commissaires ont tranché : le Grand Prix se jouerait sur une course sprint de sept tours. Décision radicale, scénario bouleversé.
Le grand perdant stratégique de ce format réduit ? Dani Holgado, coéquipier d’Alonso au sein de l’Aspar Team. Dominateur tout le week-end, l’Espagnol misait sur son rythme de course.
« La course était pour le moins chaotique. Il y a eu de nombreux arrêts, ce qui a perturbé la concentration. Cela nous a pénalisés car mon point fort était mon rythme sur les longues distances, un aspect sur lequel nous avions beaucoup travaillé durant le week-end. »
Holgado avait même préparé son attaque :
« J’ai pris un excellent départ et j’ai réussi à me constituer une demi-seconde d’avance, comme je l’avais prévu. D’autres pilotes ont su mieux profiter de l’occasion pour attaquer à fond en quelques tours seulement, mais j’ai beaucoup appris. »
Il sauve néanmoins une troisième place précieuse, ses premiers points de l’année. Devant, Manu Gonzalez s’est imposé au terme d’un duel intense face à Izan Guevara.
Au moment de quitter la Thaïlande, l’équipe Aspar affiche un sentiment contrasté : la satisfaction sportive d’Holgado et, surtout, l’immense soulagement de voir Alonso indemne.
Holgado l’a résumé avec maturité : « ce n’était pas le destin, ce sont des choses qui arrivent, et la sécurité des pilotes passe avant tout. Je suis content que tout le monde aille bien. »
Le championnat ne fait que commencer. Alonso devra récupérer, digérer l’impact et repartir. Holgado, lui, sait désormais qu’il possède la vitesse pour viser haut en 2026.
En Thaïlande, la victoire a changé de mains. Mais la véritable victoire, cette fois, s’appelait santé.
Medical checks show no fracture.
David Alonso is strong and will come back stronger. Thanks for your support 🫶🏻 pic.twitter.com/g8BaUpeD1S
— Aspar Team (@AsparTeam) March 1, 2026
























