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Pour l’instant sans guidon pour 2019, le pilote italien s’est confié auprès de GP One sur sa déception et ses possibilités d’avenir.


Mattia Pasini a fait partie des vainqueurs Moto2 de 2018 en s’imposant au terme du Grand Prix d’Argentine. Même s’il a été moins compétitif que l’an dernier, il a malgré tout terminé la saison dans le top 10 du Championnat mais se retrouve, malheureusement, sans guidon pour 2019 : « La dernière saison s’est révélée en dessous de mes attentes. Je suis parvenu à démarrer fort, mais ensuite j’ai commis des erreurs qui ont compliqué les choses. C’est dommage d’avoir eu un manque de tranquillité qui a émergé en milieu de saison car ma séparation avec le team Italtrans m’a enlevé de la sérénité. Le potentiel pour gagner je l’avais peut-être, mais j’aurais eu besoin de plus de tranquillité. »

Il n’a d’ailleurs pas caché sa déception : « Dans le monde du motocyclisme, il ne faut jamais mettre la charrue avant les boeufs. Je fais partie des cinq pilotes à s’être imposés au moins une fois cette année et j’ai joué la victoire à leurs côtés à plusieurs reprises. Je pense mériter une moto pour l’an prochain, mais dans le motocyclisme moderne il est vrai qu’il est plus facile de trouver un guidon lorsqu’on arrive avec de l’argent et pas avec des résultats. Je continue de penser que ce ne sont pas les valeurs du sport. »

Ces dernières semaines, l’espoir d’un contrat avec le team Forward s’est profilé, mais n’a finalement pas abouti : « J’ai longuement parlé avec Cuzari mais ce n’est pas allé plus loin que des paroles, il ne m’a jamais fait de proposition concrète. J’aurais aimé ramener MV dans le monde des courses mais s’il avait voulu un pilote fort, il l’aurait eu avec moi. Au lieu de cela, il a préféré miser sur un pilote suisse qui lui apportait le budget. »

L’Italien compte donc sur la toute dernière chance qui lui reste : « Petronas est la proposition la plus concrète que j’ai à l’heure actuelle. Ils sont prêts, mais il leur manque une seconde moto (la première étant pour Pawi) mais avec les nouveaux moteurs Triumph il ne peut y avoir que 32 motos sur la grille. Tout dépendra de la Dorna. Nous espérons que la situation se débloque avant le premier test de l’an prochain. Cela sera la date limite. Je reste confiant et positif, je pense que des solutions vont être trouvées. D’un autre côté je suis déçu, car le mérite ne compte pas face à l’argent. »

Dans le cas d’un refus de la part de la Dorna, Pasini se retirera volontairement du milieu pendant quelques temps et l’assume : « Je ne vais pas faire la course aux sponsors. Au même titre que je me suis arrêté il y a trois ans, je suis prêt à le refaire en attendant quelqu’un qui croira en moi et qui souhaitera miser sur les résultats. C’est pour cette raison que je continue à m’entraîner, sans me décourager, en étant convaincu que les dix premiers d’un championnat doivent être sur la grille de départ de la saison suivante. »

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