Par Diana Tamantini / Corsedimoto

Le pilote Gresini se prépare à défendre son titre de Champion du monde, et dédramatise : « La saison est retardée ? L’an dernier ça s’était très bien passé ! »

Matteo Ferrari s’apprête à disputer sa seconde saison MotoE et devra défendre son titre de Champion du monde. Il se dit complètement prêt à repartir en piste après une première année qui l’a vu être aux avant-postes. Pour le moment, rien n’est encore clair sur la façon dont le Championnat pourra reprendre mais l’émotion du premier titre mondial est toujours présente, tout comme la détermination à le défendre face à ses adversaires, aussi bien les expérimentés que les nouveaux arrivants. « Après un premier titre, un nouveau défi s’offrira à moi. »

Le 4 mai, les athlètes italiens pourront de nouveau sortir un peu, avec des précautions toutefois. « Ca sera génial de faire rien qu’une course après deux mois passés à la maison », a déclaré Ferrari lors d’un live sur les réseaux sociaux avec Fausto Gresini. « Nous ne pouvons pas nous entraîner comme avant car il nous manque un objectif précis, mais il faut rester concentré. Il est évident que le MotoE ne donne pas la possibilité de rouler beaucoup mais je me suis entraîné dans ce sens. Il faut être prêt. Nous sommes tous restés chez nous, personne n’a pu faire de moto : celui qui s’adaptera le plus rapidement fera la différence. »

Pour rappel, le MotoE a pu réaliser ses premiers tests de la saison début mars, ce qui a représenté un avant-goût de sa seconde saison. « Il y a toujours beaucoup de développement », a-t-il poursuivi. « Ils ont amené quelques nouvelles petites choses qui nous ont déjà permis de passer un bon cap. Nous avons roulé en 1’47 à Jerez , ce qui n’est pas mal (ce qui représente 1,5 secondes plus rapide par rapport aux tests de 2019, ndlr.). Nous avons également essayé les nouveaux pneus. Il va falloir travailler sur leur durée mais leur largeur plus importante a été appréciée par tout le monde. Energica, Michelin et toutes les équipes s’investissent beaucoup pour que la compétition soit de haut niveau. »

 

 

 

L’une des caractéristiques des MotoE réside en la récupération d’énergie au moment du freinage, une chose qui n’existe pas sur les motos traditionnelles. « J’ai mis un peu de temps à comprendre », a reconnu Ferrari. « En Autriche j’ai manqué le podium à cause de ça. J’ai freiné fort, l’arrière s’est un peu levée et le pneu s’est bloqué. Le frein moteur de la moto électrique est progressif, s’il n’y a pas assez de charge sur l’arrière ça peut se bloquer. Si on ne donne pas un léger coup de gaz le frein ne s’arrête plus. Ça semble anormal mais on s’y habitue vite et c’est amusant. »

Pour la seconde année consécutive, le pilote italien affiche sa fierté de faire partie d’un projet innovant : « J’ai fait partie des premiers à signer. Tout était nouveau, personne n’avait d’idée précise mais j’y ai cru dès le début. Ce qui m’a aidé à gagner c’est le fait d’y être allé pas à pas, en étant constamment soutenu par le team. » Ses deux victoires à Misano ont été fondamentales et ont apporté un tournant à la saison, jusqu’à la dernière manche. « Il y avait clairement de la tension à Valence. L’écart sur les autres était minime, il fallait gérer la situation au mieux sans commettre d’erreurs. » Et finalement un premier titre mondial.

« Quand tu es petit tu vises d’arriver en Championnat du monde et d’être titré. Lorsque le rêve se réalise, c’est toujours magnifique. Et ce titre a en plus une saveur particulière car c’est le premier d’une nouvelle catégorie. C’est quelque chose qui laisse vraiment une empreinte ! » Mais comme dit, il faudra un peu de temps avant de défendre ce titre lors de la deuxième saison. Celle-ci commencera de nouveau avec du retard, puisque on se souvient qu’en 2019, l’important incendie qui s’était déclenché à Jerez avait décalé le début des premières courses. Le Champion MotoE tente donc de dédramatiser : « Ça peut être positif, l’an dernier ça s’était très bien passé ! Si ça sert, c’est très bien de prendre du retard cette année ! Blague à part, on espère que le prochain championnat pourra se tenir entièrement, pour le moment on s’adapte. »

Lire l’article original sur Corsedimoto.com



Tous les articles sur les Pilotes : Matteo Ferrari