Alors que la présaison 2026 du MotoGP a réservé des sensations fortes à Sepang, Jack Miller a pris la parole au terme des trois jours d’essais pour mettre les choses au clair concernant le projet Yamaha et ses problèmes techniques.
Miller, pilote du Prima Pramac Yamaha, a été l’un des rares à représenter Yamaha le dernier jour des tests, après l’absence de Fabio Quartararo blessé. Il a signé le 13ᵉ temps, meilleur chrono parmi les trois M1 V4 présentes en piste.
Miller ne minimise pas le coup d’arrêt subi par Yamaha au deuxième jour, lorsque toute l’équipe a dû suspendre les essais pour des raisons de sécurité à la suite de problèmes moteur et électronique. Plutôt que de critiquer cette décision, il la défend comme une étape normale dans le développement d’une moto totalement nouvelle :
« Il aurait été naïf de penser qu’en neuf mois on pourrait construire une moto pour rivaliser avec les meilleurs sans jamais avoir une journée ‘sans’. C’est mieux que ça arrive aux tests qu’en plein week-end de course. »
Pour Miller, ce couac fait simplement partie du processus d’apprentissage d’une machine inédite comme la M1 V4.

Une Yamaha en chantier… mais prometteuse selon Jack Miller
L’Australien souligne qu’il n’a pas encore pu exploiter complètement le potentiel de la moto, notamment à cause du travail intense sur les différents composants et réglages tout au long du test.
Pour lui, le plus important est que les ingénieurs aient déjà travaillé toute une nuit entre le Japon, l’Italie et Sepang pour progresser : « c’est inévitable, mais mieux que ce soit arrivé ici que lors d’une course » dit-il sur GPOne.
Ce pragmatisme renforce l’idée que Yamaha n’est pas face à une crise, mais bien dans une phase d’adaptation d’un projet ambitieux, qui demande du temps pour se stabiliser.
Miller a aussi évoqué les difficultés rencontrées par Toprak Razgatlioglu, expliquant que les problèmes ressentis à l’arrière de la moto ne sont pas isolés, mais reflètent une complexité commune à toutes les machines avec les pneus Michelin.
Jack Miller n’est pas pessimiste. Il voit dans les difficultés de Yamaha à Sepang un passage obligé d’un nouveau programme technique plutôt qu’un signe de déclin. Selon lui, l’équipe a tiré des enseignements importants et se donne les moyens de poursuivre le développement, ce qui est bien plus rassurant que de rencontrer ces soucis lors d’un Grand Prix.
































