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Mercato

Pour les fans de MotoGP, soyons honnêtes : 2026 a commencé le mardi suivant Valence. Dès les essais post-saison, le ton était donné. Nouvelles motos, regards appuyés dans les box, silences lourds dans les couloirs… et surtout, des directeurs d’équipe qui n’ont jamais été aussi transparents sur une chose : la folie arrive sur le mercato.

Plusieurs d’entre eux l’ont confirmé à demi-mot : les vraies décisions ne tomberont pas avant trois ou quatre Grands Prix. Autrement dit, une fois la tournée outre-mer terminée et le paddock de retour en Europe, le marché des pilotes pour 2027 pourrait devenir totalement incontrôlable.

Et en ce début janvier, une chose est sûre : tout est ouvert.

Tout commence – et tout pourrait finir – avec Marc Marquez. Après avoir tout sacrifié pour redevenir champion du monde, après avoir repoussé son corps et son mental à des limites que peu d’athlètes ont connues, combien de temps peut-il – ou veut-il – continuer ?

La saison 2026 sera totale, ça ne fait aucun doute. Mais après ? Sous la nouvelle réglementation 2027, faudra-t-il remettre la pièce dans la machine, accepter encore une phase d’adaptation, encore des risques, encore des sacrifices personnels ?

Le détail n’est pas anodin : juste après son sacre, Marquez s’est de nouveau blessé. Rien de dramatique, mais suffisamment symbolique. Ces derniers mois, il a passé autant de temps en kiné qu’avec ses proches. Et ses mots lors des célébrations Ducati à Borgo Panigale – « j’ai besoin de temps pour réfléchir » – n’étaient pas une phrase anodine.

Sommes-nous face à la dernière saison du plus grand pilote de sa génération… ou au début d’un nouvel empire ? Seul Marquez détient la réponse.

Sinon, de l’autre côté du box, Bagnaia est sous pression, et Ducati à la croisée des chemins. Sportivement, Francesco Bagnaia joue gros.

Ses premières courses de 2026 seront déterminantes. S’il retrouve son niveau, Ducati pourra le conserver – même avec un effort salarial revu à la baisse. Mais si les doutes persistent, son avenir à Borgo Panigale devient fragile.

Scénario explosif : Ducati pourrait soit garder son duo actuel… soit se retrouver à devoir remplacer un ou deux pilotes en 2027. Et dans ce cas-là, tout le marché saute.

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Quartararo, Acosta, Martin : le trio qui peut faire basculer le mercato et la dernière chance pour certains

Trois noms planent au-dessus du marché : Fabio Quartararo, Pedro Acosta, Jorge Martin. Difficile d’imaginer qu’ils restent tous les trois dans leurs équipes actuelles.

Martin avait déjà une offre très sérieuse de Honda. S’il démarre fort avec Aprilia, il sécurisera sa position. Sinon, la porte reste entrouverte.

Acosta, lui, ne rêve que d’une chose : une moto pour jouer le titre. Et oui, l’idée de devenir coéquipier de Marquez chez Ducati – même à prix “raisonnable” – n’est pas à exclure.

Des rumeurs parlent d’un contrat déjà signé. Impossible à confirmer. Mais Honda, vu sa trajectoire actuelle, semble être une option crédible.

Quartararo reste le plus grand point d’interrogation. Quelle alternative réelle a-t-il à Yamaha ? Acceptera-t-il un projet incertain ailleurs avec un salaire en baisse ? Rien n’est moins sûr.

À moyen terme, Honda apparaît étonnamment comme le pari le plus rationnel. Ducati n’a pas des ressources infinies, Aprilia travaille remarquablement… mais sans budget illimité, KTM cherche toujours un investisseur crédible, Yamaha reconstruit tout autour de son V4.

L’usine Honda, elle, a l’argent, a restructuré son organisation et a clarifié sa direction technique. Il ne lui manque qu’une chose : des pilotes d’exception. Et elle est prête à les attirer.

Mais soyons clairs : 2026 sera la dernière saison MotoGP pour plusieurs pilotes. La liste est lourde : Franco Morbidelli, Jack Miller, Brad Binder, Alex Rins, peut-être Enea Bastianini ou Joan Mir.

Honda voudrait conserver Luca Marini, quitte à sacrifier Johann Zarco, qui pourrait basculer vers l’endurance.

La nouvelle vague arrive aussi. La relève pousse fort : Daniel Holgado, David Alonso, Manuel Gonzalez, Izan Guevara … Et chez Ducati, Nicolo Bulega aura forcément une place quelque part.

Les prochaines semaines ne seront pas calmes. Les prochains mois pourraient redessiner entièrement la grille MotoGP pour 2027. Tout ce qui précède reste de la spéculation, bien sûr. Mais une chose est certaine : quand autant de pièces commencent à bouger en même temps, ce n’est jamais un hasard.

Le MotoGP entre dans sa période la plus imprévisible depuis plus d’une décennie. Et c’est précisément pour ça qu’on l’aime.