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Jorge Martin

Il était là… mais pas en combinaison. Au premier jour des essais de Sepang, Jorge Martin déambulait dans le paddock en civil. Le “Martinator” n’était pas encore prêt physiquement. Pas à 100 %. Et à ce niveau, même 99 % ne suffit pas. Après ses multiples opérations, Jorge Martin a préféré faire l’impasse sur la piste pour ne pas prendre de risques inutiles. Il veut revenir en pleine forme, et Yamaha attend précisément cela pour finaliser son contrat 2027.

Pendant que son coéquipier Marco Bezzecchi enchaînait les tours et prolongeait officiellement son aventure avec Aprilia jusqu’à fin 2028, Martin observait. La signature de Bezzecchi, mise en scène comme un mariage avec la RS-GP, n’avait rien d’improvisé. Aprilia sécurise son leader. Calmement. Stratégiquement.

De l’autre côté du box, le silence est plus lourd. Martin insiste : il veut toujours faire partie du projet. Mais dans les couloirs de Sepang, la rumeur gronde. Tout indique qu’il pourrait quitter Noale… une nouvelle fois. Idéalement la tête haute, après une saison 2025 solide. Mais le timing n’est pas anodin.

Selon Speedweek, un accord avec Yamaha serait prêt, suspendu à une seule condition : la confirmation de son rétablissement complet. Comme un pur-sang qui doit présenter son certificat médical avant de changer d’écurie.

Mais soyons clairs : un simple feu vert médical ne suffira pas. Yamaha ne veut pas seulement un pilote valide. Yamaha veut le champion capable d’avoir battu Francesco Bagnaia en 2024 à armes égales. Le pilote instinctif, agressif, chirurgical. Celui qui a mérité son surnom.

Jorge Martin

Jorge Martin et l’exigence de Yamaha : c’est comme un cheval de course de haut niveau qui reçoit un certificat de bonne santé avant d’être vendu

Car le problème pour Martin est double.

D’abord, il revient de six opérations en douze mois. Ensuite, Bezzecchi a déjà placé la barre très haut avec la RS-GP. Si le numéro 89 se retrouve régulièrement derrière “Bez” lors des prochains duels directs, sa valeur marchande s’effondrera mécaniquement.

Et Yamaha observe.

Chez Iwata, les options sont limitées. Marc Marquez ? Intouchable chez Ducati. Pedro Acosta ? Soit KTM, soit Ducati. Maverick Viñales ? Relation déjà brûlée. D’autres noms circulent — Bastianini, Di Giannantonio, Mir — mais Yamaha ne cherche pas un bon pilote. Elle cherche une tête d’affiche.

Comme l’a rappelé Paolo Pavesio, le projet 2027 est déjà structuré. Il faut un leader capable d’incarner la renaissance.

Martin le sait. C’est pour cela qu’il refuse de revenir trop tôt. Se ridiculiser serait fatal. Il ne peut plus se permettre d’être moyen. Il doit redevenir le “Martinator”.

S’il revient fort, le chapitre bleu s’écrira naturellement. S’il vacille, le paddock ne l’attendra pas.

En MotoGP, la mémoire est courte. Et la valeur d’un champion se mesure au chrono.

Jorge Martin

 

 

 

 

 

 

 

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