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2027

On pensait que le marché MotoGP s’enflammerait au milieu de la saison 2026. Erreur. La bombe a explosé dès la rentrée à Sepang. La grille 2027 est déjà en train de se redessiner et les premières pièces tombent les unes après les autres.

Le point de départ ? L’annonce d’un Fabio Quartararo en partance pour Honda. Une bombe dont l’effet de souffle a d’abord touché Jorge Martin. Son départ d’Aprilia semble désormais acté et son arrivée chez Yamaha prend des allures d’évidence. Un mouvement qui déclenche un effet domino spectaculaire.

À Borgo Panigale, l’ambiance est tout aussi électrique. Ducati aurait quasiment finalisé la prolongation de Marc Marquez pour deux saisons supplémentaires, un choix logique pour sécuriser l’ère post-2026. Mais le vrai choc pourrait venir du box d’à côté.

Pedro Acosta est le favori pour rejoindre l’équipe d’usine. Si la signature se confirme, comme l’a rapporté Diario AS, Ducati alignerait un duo 100 % espagnol : le pilote dominant de la dernière décennie et l’étoile montante la plus explosive du paddock. Marketing parfait. Impact sportif maximal.

Et au milieu ? Pecco Bagnaia. La décision de Ducati place le Turinois dans une position délicate. Deux titres mondiaux ne garantissent plus la sécurité dans un paddock qui respire l’opportunisme. Aprilia rêve d’un duo Bagnaia–Bezzecchi 100 % italien, mais les finances de Noale ne permettent pas de rivaliser avec les offres japonaises. Honda et Yamaha, elles, n’ont pas ce genre de contraintes et observent la situation avec un sourire discret.

Le paradoxe est cruel : Bagnaia reste une valeur sûre… mais dans un marché dominé par la narration et la projection 2027, la jeunesse et l’aura mondiale pèsent lourd.

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KTM recompose déjà son puzzle 2027 avec un Marquez dedans

Du côté de Mattighofen, le chantier est ouvert. Acosta semble hors course, et KTM travaillerait sur un duo Maverick Viñales – Alex Marquez. Le cadet des Marquez, brillant vice-champion en 2025 chez Gresini, veut enfin une moto d’usine pour franchir le dernier cap. KTM, malgré ses turbulences financières, mise gros sur sa future 850 cc testée à Sepang par Mika Kallio. L’objectif est clair : redevenir un acteur crédible en 2027.

Marco Bezzecchi, lui, choisit la stabilité. Malgré des offres japonaises séduisantes, notamment Honda, l’Italien privilégie son confort chez Aprilia. Il se sent impliqué, écouté, central dans le projet. Une rareté dans ce paddock sous tension.

Mais Aprilia prépare déjà un plan alternatif si Bagnaia lui échappe. Enea Bastianini apparaît comme une option sérieuse. Son passage chez KTM n’a pas répondu aux attentes, et un retour sur une moto italienne aurait du sens sportivement comme symboliquement.

Chez VR46, la jeunesse pousse à la porte. David Alonso est surveillé de près par Ducati et des rumeurs persistantes l’annoncent chez Valentino Rossi en 2027. Di Giannantonio et Morbidelli savent que leurs baquets ne sont pas verrouillés. L’idée d’un duo Alonso–Bulega commence à circuler sérieusement.

Manuel Gonzalez, après son test convaincant sur l’Aprilia Trackhouse, pourrait rejoindre une structure satellite comme Tech3 KTM ou LCR Honda. Le Madrilène a marqué des points. Le paddock l’a noté.

Pendant ce temps, des pilotes établis comme Brad Binder, Jack Miller ou Alex Rins savent que la musique peut s’arrêter brutalement.

Le marché 2027 n’est plus une hypothèse, c’est une bataille ouverte. Entre la révolution technique des 850 cc, l’arrivée de Pirelli et la pression marketing post-Liberty Media, personne ne veut rester sans chaise quand les lumières s’éteindront.

2026 ne sera pas seulement une saison de course. Ce sera une saison de survie. Et dans ce jeu, seuls les plus stratèges sortiront gagnants.

Alex Marquez