Tout le monde s’attend à voir Marc Marquez reprendre la saison 2026 exactement là où il l’avait laissée : au sommet. Septuple champion du monde en catégorie reine, dominateur en 2025, l’Espagnol reste l’homme à battre avant même que le premier feu ne s’éteigne en Thaïlande. Et pourtant, une voix autorisée du paddock vient troubler cette évidence. Pour Jorge Lorenzo, la menace la plus sérieuse ne vient pas de l’extérieur. Elle porte le même nom.
Si Marc a consacré l’hiver à récupérer physiquement après sa fracture de la clavicule en Indonésie, survenue une semaine seulement après son sacre, son talent, lui, n’a jamais été remis en question. Son statut de favori demeure intact au sein du team officiel Ducati. Mais aux tests de Sepang, c’est Alex Marquez qui a frappé fort.
Le pilote Gresini, désormais soutenu par l’usine Ducati, a dominé les feuilles de temps et affiché un rythme impressionnant, devançant non seulement son frère, mais aussi Francesco Bagnaia.
Pour Jorge Lorenzo, ce n’est pas un simple coup d’éclat hivernal.
« Alex Marquez a une fois de plus surpris tout le monde à Sepang avec le meilleur rythme, un demi-pas devant Marc et Bagnaia. Cela confirme qu’Alex Marquez sera de nouveau compétitif. »
Le message est clair : Alex ne joue plus les seconds rôles.

Deux frères Marquez, un seul titre
Sur les 22 pilotes engagés en 2026, neuf viennent de la péninsule ibérique. L’Espagne reste la nation dominante du MotoGP, et Lorenzo ne voit sur marca que deux véritables candidats au titre parmi eux.
« Les deux Espagnols qui semblent actuellement les plus à même de remporter le titre de champion du monde sont Marc Marquez et son frère. »
Ce constat est d’autant plus fort que d’autres talents espagnols sont freinés par les circonstances.
« Fermin Aldeguer, pas de chance, et Jorge Martin, lui aussi malchanceux avec sa clavicule. Quant à Acosta et Maverick, ils pilotent une KTM dont les performances face aux Ducati et Aprilia restent à confirmer. » Autrement dit : la bataille pour 2026 pourrait bien être une affaire de famille.
Longtemps perçu comme l’ombre de Marc, Alex a franchi un cap. Soutien usine, stabilité technique, maturité acquise en 2025 : les planètes semblent alignées. Et si son rythme de Sepang se confirme en Thaïlande, il ne sera plus simplement le « frère de ».
Lorenzo, triple champion du monde MotoGP, sait reconnaître un tournant quand il le voit. Ce qu’il observe aujourd’hui, c’est un Alex capable de tenir la distance, de gérer les pneus, et surtout d’imposer un rythme que même Marc doit surveiller.
La saison 2026 pourrait donc offrir une nouvelle lutte fratricide pour la couronne mondiale. Et si Marc reste le favori naturel, Jorge Lorenzo a lancé l’avertissement. Le danger vient encore de l’intérieur.

































