Francesco Bagnaia ne parvient pour l’instant pas à être aussi rapide que le trio Ducati de tête, et s’attend à la même situation demain.
Francesco Bagnaia connaît un début de Grand Prix en demi-teinte en Allemagne. Non qualifié d’office pour la Q2 hier, il est parvenu à se sauver de la Q1 ce matin, mais n’a pu faire mieux que 11e lors des qualifications. Largement distancé par les frères Márquez et Fabio Di Giannantonio, tous équipés de la GP26 comme lui, il n’a pas encore trouvé de solution de son côté.
Auteur d’un très bon départ, il est remonté au septième rang dans le premier tour et n’en a plus bougé jusqu’à l’arrivée. S’il a un temps espéré pouvoir doubler Jorge Martín devant lui, il a finalement renoncé afin de ne pas partir à la faute. Le pilote italien ne s’attend pas à un changement fondamental pour la course principale de demain, sauf s’il parvenait à s’inspirer des données d’Álex Márquez, qui est la référence selon lui.
« J’ai beaucoup de mal avec l’adhérence, et c’est sur le time attack que je rencontre le plus de difficultés. J’ai réussi à me qualifier pour la Q2, et ensuite la 11e place était le maximum pour moi », a-t-il expliqué. « J’ai pris un bon départ et j’ai essayé de suivre les pilotes devant moi, mais dès que le pneu arrière a commencé à se dégrader, j’ai forcé sur l’avant parce que je ne peux pas faire glisser l’arrière à l’accélération comme le font les autres pilotes Ducati. »

« Je dois garder les deux roues alignées en permanence, ce qui provoque beaucoup de sous-virage. Mes deux pneus étaient usés jusqu’à la corde, et les cinq derniers tours ont été très difficiles. J’ai essayé de me rapprocher de Martín, mais je prenais trop de risques et j’ai dû me contenter de moins. Le meilleur résultat possible pour moi aujourd’hui aurait sans doute été la sixième place, mais la septième est un bon compromis compte tenu de mes difficultés. »
« La GP26, comme celle de l’année dernière, est plus proche du modèle 2023 que d’autres motos que je préférais », a-t-il poursuivi. « Elles ont plus de poids sur l’arrière, et ce type d’équilibre m’a toujours un peu gêné parce que je privilégie le freinage et l’entrée en virage. Si je n’ai pas de poids sur l’avant, j’ai plus de mal. Je suis plus proche d’Álex, et on se plaint des mêmes choses. Si on parvient à comprendre ce qu’il fait, je pourrai être compétitif. J’ai déjà vu ses données, ainsi que celles de Marc et Diggia. Je n’ai pas le potentiel pour rester devant. Álex est le plus rapide. Si demain il parvient à doubler Marc, il pourrait en avoir plus sous le coude. »
Résultats de la course sprint du Grand Prix d’Allemagne :

Crédit classement : MotoGP.com




























