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MotoGP

Le duel incandescent entre Marc Marquez et Pedro Acosta lors de la Sprint Race du Grand Prix de Thaïlande a laissé une image forte : une attaque spectaculaire, une sortie de piste… et une pénalité qui a changé le résultat. Et qui continue à alimenter les conversations dans les chaumières du MotoGP, la preuve …

La sanction infligée à Marquez – une position rendue dans le dernier tour – a offert à Acosta sa première victoire en MotoGP. Si certains fans ont dénoncé une décision trop sévère, l’ancien pilote britannique Neil Hodgson estime au contraire que cette intervention était nécessaire.

Dans le podcast Gas it Out, Hodgson a défendu la décision des commissaires. Selon lui, le nonuple champion du monde est revenu de trop loin dans sa tentative de dépassement au dernier virage, forçant Acosta à sortir de la piste.

Pour Hodgson, la priorité est claire : la sécurité.

« Ce que les commissaires cherchent à réaliser – sous l’impulsion de Simon Crafar – c’est des courses plus sûres. Nous essayons d’éviter les attaques inconsidérées. Un pilote souhaite être protégé. C’est précisément ce que fait Simon. »

Le nouveau directeur de course de la FIM, Simon Crafar, semble en effet vouloir instaurer une ligne plus stricte en matière de manœuvres agressives.

Hodgson reconnaît que pour les spectateurs, la situation peut être frustrante : les fans veulent du spectacle, parfois même des contacts spectaculaires.

« Si vous êtes totalement neutre et assis chez vous, ça ne vous intéresse pas vraiment. Vous voulez voir des gens se faire percuter. C’est ça le spectacle. »

Thaïlande MotoGP

Marc Marquez : « les commissaires MotoGP fixent une limite, et pour ce premier Grand Prix, ils l’ont légèrement abaissée »

Mais du point de vue des pilotes, la perception est différente.

« Finalement, il faut penser à la sécurité. C’est pourquoi Simon Crafar fait un travail formidable. Il a estimé que Marc avait franchi la limite et a donc pris les mesures nécessaires. »

Selon Hodgson, la majorité du paddock devrait donc accueillir favorablement cette décision.

Interrogé quelques jours plus tard lors d’un événement Estrella Galicia 0.0, Marquez lui-même a reconnu que les commissaires avaient fixé une nouvelle limite.

Pour expliquer la situation, il a utilisé une comparaison inattendue… avec le football.

« Il faut s’adapter, c’est comme les penalties au football. Une main qui n’en était pas une avant l’est maintenant, ou inversement. »

Le pilote Ducati estime que la direction de course a simplement abaissé le seuil de tolérance.

« Chaque saison, les commissaires fixent une limite, et pour ce premier Grand Prix, ils l’ont légèrement abaissée. »

Une évolution que tous les pilotes devront intégrer.

« Eh bien, c’est ce qu’ils devront maintenir tout au long de la saison, et les pilotes devront s’adapter. »

La sanction lors du sprint n’a finalement été qu’un début de week-end compliqué pour l’Espagnol. Le dimanche, alors qu’il se battait pour le podium, une crevaison a mis fin à sa course.

Résultat : Marquez quitte la Thaïlande avec seulement neuf points inscrits lors du sprint, ce qui le place huitième du championnat avant le prochain rendez-vous au Brésil.

Une situation inhabituelle pour l’octuple champion du monde… mais qui promet déjà une saison MotoGP pleine de tensions.

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