La conférence de presse en prélude au Grand Prix MotoGP des Amériques 2026 a réuni à Austin (Texas) Marco Bezzecchi (Aprilia Racing), Fabio Di Giannantonio ( Pertamina Enduro VR46 Racing Team) et Marc Marquez (Ducati Lenovo Team) pour leur débriefing d’avant-course.
Comme à notre habitude, nous reportons ici en intégralité les paroles du pilote Aprilia, leader du championnat, sans la moindre mise en forme, même si cela est traduit de l’anglais.
🎤 « Bonjour Mesdames et Messieurs, et bienvenue au
Circuit of the
Americas à Austin, Texas. Il est temps une nouvelle
fois de se préparer pour le rodéo des chevaux-vapeur à l’occasion
du Red Bull Grand Prix des États-Unis.
Nous passons de l’Amérique du Sud à l’Amérique du Nord pour
la troisième manche du championnat du monde cette année. Et pour
cette conférence de presse du jeudi, nous accueillons trois pilotes
qui ont connu un grand succès le week-end dernier au
Brésil.
Tout d’abord, le pilote d’Aprilia Racing,
Marco Bezzecchi.
“Simply the Bez”, et simplement irrésistible en ce moment.
Vainqueur des quatre derniers Grands Prix, il a mené les 101
derniers tours du dimanche. Premier pilote Aprilia à mener le
championnat depuis
Aleix Espargaro en
2022, et premier Italien à remporter les deux premières courses de
la saison en MotoGP depuis, sans surprise,
Valentino Rossi à
Suzuka et Welkom en 2001, il y a 25 ans.
Quatrième du championnat et meilleur pilote Ducati pour
l’instant cette saison, le pilote du Pertamina Enduro VR46 Racing
Team,
Fabio Di
Giannantonio. Fabio est monté sur le podium du Sprint
et du Grand Prix pour la deuxième fois en trois courses au Brésil.
Le week-end dernier à Goiânia, il partait également en pole
position. Fabio est monté sur le podium ici à Austin il y a un an,
et a déjà terminé sur le podium dans les trois catégories du
championnat du monde.
Et pour compléter le plateau, le champion du monde en
titre,
Marc Marquez, pilote
du Ducati Lenovo Team. Actuellement cinquième du classement, Marc a
remporté le Sprint à Goiânia. Et ici même à Austin, il possède un
palmarès exceptionnel avec sept victoires. C’est d’ailleurs sur ce
circuit, en 2013, qu’il est devenu le plus jeune vainqueur de
l’histoire en MotoGP avant de décrocher le titre la même année, en
tant que rookie.
Messieurs, bienvenue à tous les trois. C’est toujours un
plaisir d’être ici à Austin, au Texas. »

🎤 Fabio, vous avez déjà signé des podiums ici à Austin dans les
trois catégories. C’est donc un circuit qui vous réussit
particulièrement. Qu’est-ce qui fait que vous êtes aussi performant
ici ?
« Oui, ce circuit est incroyable. Chaque
week-end ici est vraiment spécial. Les gens, l’ambiance… c’est
unique avec ces énormes drapeaux américains tout autour, ces
étoiles et ces bandes. J’aime vraiment l’atmosphère ici.
J’aime le tracé. Le premier secteur est génial, très
caractéristique et différent de tous les autres circuits du
calendrier.
J’ai toujours pris beaucoup de plaisir à rouler ici. Donc
maintenant, un nouvel objectif : profiter du week-end et du
pilotage. »
🎤 Vous arrivez en grande forme après la pole et les
deux podiums au Brésil. Vous évoquiez une gêne à l’épaule après
votre chute. Est-ce un problème ici, sur un circuit aussi physique
?
« J’ai un peu sous-estimé la situation dimanche en
course. Le jour le plus difficile a été le lundi, où c’était
compliqué d’utiliser correctement le bras.
Mais je ne veux pas en faire une excuse. Je ne veux même pas y
penser. Nous allons tout faire pour être à 100 %.
Je suis sûr d’avoir les bonnes personnes autour de moi pour arriver
prêt vendredi, samedi et dimanche. Donc oui, c’est là, mais
mentalement je suis totalement concentré et tout ira bien. »
🎤 Une semaine particulière pour vous avec votre
passage à New York : match NBA, visite du New York Stock Exchange
et présentation de la livrée spéciale. Comment avez-vous vécu cette
expérience ? Et que pensez-vous de cette livrée signée Aldo Drudi
?
« Dans ma carrière, j’ai toujours essayé de
m’exprimer d’une manière particulière, et être dans une équipe qui
veut faire la même chose, c’est génial. Je pense que nous sommes
assez uniques là-dessus. Nous essayons de nous exprimer
différemment de ce qu’on voit habituellement en sport
mécanique.
La livrée, le casque… Aldo a tout fait. Il a réalisé une œuvre
incroyable, et tous les éléments de cette création se retrouvent
sur la moto, les combinaisons et mon casque. C’est une véritable
œuvre d’art à laquelle il tient beaucoup, et je suis très heureux
de porter ces couleurs.
Et comme je l’ai dit, la présentation de la moto au sommet d’un
gratte-ciel à New York était incroyable. Ce sont des expériences
qui te permettent d’arriver ici avec beaucoup d’énergie positive.
»

🎤 Il
y a beaucoup de débats, pas seulement ici mais aussi chez les fans,
pour savoir quelle est la meilleure moto actuellement : Aprilia ou
Ducati. Qu’en pensez-vous ? Et combien de temps faudra-t-il
attendre pour avoir une réponse claire ?
« Oui,
honnêtement, je pense qu’on n’a même pas besoin de savoir pour le
reste de la saison. On n’a pas besoin d’une moto meilleure que
les autres en MotoGP. Ce dont on a besoin, ce sont de grandes
batailles. Plus il y a de motos rapides et performantes, plus les
courses sont disputées et intéressantes. C’est ce que nous,
pilotes, aimons, et c’est aussi ce que les fans veulent voir.
Donc j’espère vraiment qu’on ne saura pas forcément si l’Aprilia ou
la Ducati est la meilleure. »
🎤 Fabio, il y a beaucoup de débats autour du pilotage agressif
dans les sports mécaniques. Le week-end dernier au Brésil, vous
avez eu une bataille intense avec Marc Marquez. Était-ce trop
limite ou simplement du vrai MotoGP ?
« J’ai pris
beaucoup de plaisir avec Marc le week-end dernier, samedi comme
dimanche. Je pense que notre duel était très propre. Bien sûr,
c’était agressif, mais c’est normal. Nous roulons à des vitesses
extrêmement élevées aujourd’hui, les motos sont très rapides. Donc
ce n’est pas facile de contrôler chaque mouvement de la moto et du
pilote.
Mais je pense que ce que nous avons montré le week-end dernier,
c’est la meilleure façon d’exprimer le sport mécanique. »
🎤 Qu’est-ce qui fait de COTA un défi si particulier par rapport
aux autres circuits du monde ?
« Oui, il y a beaucoup
de virages. Je pense que c’est le circuit avec le plus de virages
du calendrier. Donc c’est aussi très exigeant mentalement, car
il faut rester concentré sur chaque virage du tour, surtout en mode
time attack. Je pense que c’est ce qui le rend le plus unique.
»
🎤 Après
ce que nous avons vu au Brésil, et avec l’éventualité de courses en
ville au calendrier MotoGP l’an prochain, la FIM et les
organisateurs doivent-ils revoir le processus d’homologation des
circuits ?
« Oui, je pense que les conditions au
Brésil étaient aussi difficiles à prévoir pour eux. Disons que vous
pouvez préparer un circuit, mais si soudain la piste commence à se
dégrader avec des morceaux qui se détachent, c’est quelque chose de
difficile à anticiper depuis l’extérieur.
Il faut l’expérimenter, il faut que les motos roulent pour vraiment
comprendre.
Mais je pense qu’ils font du bon travail en proposant ce type de
circuit au calendrier, parce qu’au final, comme Marco l’a dit, le
plus important, au moins pour moi, c’est la sécurité. Et cette
piste était suffisamment sûre pour courir et offrir un bon
spectacle.
Donc de mon côté, je pense qu’ils font du bon travail.
»
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