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Lors de la première conférence de presse en prélude au Grand-Prix MotoGP des Amériques, sur le COTA à Austin, Jorge Martin était assis à côté d’Enea Bastianini, dont il veut prendre la place dans le team usine Ducati. Un cas d’école de langage corporel…

Jorge Martin n’en a jamais fait secret de son objectif et l’a déjà déclaré à maintes reprises lors de ses débriefings avec les journalistes. Mais il y a quand même une différence entre le déclarer à des journalistes et l’expliciter devant celui dont vous voulez prendre la place…

C’est pourtant ce qu’a fait le Madrilène sans aucune hésitation quand on lui a posé la question suivante, suite aux rumeurs de cette semaine selon laquelle Pramac pourrait changer de machine pour Yamaha l’année prochaine.

Avez-vous plus de liens avec Ducati ou seriez-vous heureux de rester dans la même équipe, avec une moto différente ?

« Eh bien, première nouvelle que j’ai (rires), je n’en ai aucune idée. Pour le moment, je suis plus attaché à Ducati qu’à Pramac. Et maintenant, attendons, il est encore tôt. Mais je ne sais pas, j’espère passer à une équipe d’usine, donc même si Pramac change (de constructeur), je pense que je ne vais pas rester ici. »

Si l’Espagnol a déclaré cela tout à fait naturellement de façon très décontractée, l’Italien à ses côtés était aux antipodes: les bras croisés, fermé, tendu, nerveux. Le body language à l’état pur…

La série de langage corporel du MotoGP ne s’arrête pas là, puisque dans la conférence suivante, il a été demandé à Francesco Bagnaia, déjà assuré d’être dans le team d’usine Ducati pour les saison 2025/2026 qui il préfèrerait avoir comme coéquipier entre Enea Bastianini, Jorge Martin et Marc Marquez, ce dernier étant alors assis à ses côtés.

A une telle question, on ne s’attendait pas à une réponse précise du fer de lance toujours politiquement correct de Borgo Panigale.

« Je suis sur mon propre chemin et je m’en fiche. Ils décideront de toute façon. Je pense que c’est celui qui méritera le plus. Nous verrons bien. »

Alors que Pecco Bagnaia, sans doute un peu gêné, riait, le visage de Marc Marquez est resté absolument figé pendant la réponse à l’exception de ses yeux, lui aussi les bras croisés, sans le moindre rictus, montrant ainsi l’attention qu’il portait au sujet. Pas de doute, l’octuple champion du monde a encore les dents très longues…

 

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