Le marché MotoGP 2027 s’emballe déjà… et au cœur du séisme se trouve un nom que personne n’imaginait fragilisé il y a encore douze mois : Francesco Bagnaia. Alors que plusieurs transferts majeurs seraient quasiment finalisés, notamment l’arrivée annoncée de Pedro Acosta chez Ducati, l’avenir du double champion du monde reste suspendu. Après une saison 2025 difficile dans l’ombre d’un Marc Marquez impérial, Bagnaia pourrait quitter Borgo Panigale à l’issue de 2026. Une hypothèse qui aurait semblé absurde il y a peu.
L’arrivée imminente de Pedro Acosta chez Ducati a changé la donne. Le constructeur italien semble vouloir verrouiller son avenir autour d’un duo ultra-dominant. Et dans cette équation, Bagnaia n’apparaît plus comme intouchable.
Aprilia est cité comme l’option la plus crédible. Yamaha observe également la situation. Mais pour finir, la décision reviendra au numéro 63. Et selon Marco Bezzecchi, elle devra être… personnelle.
Interrogé sur ce qu’il ferait à la place de Bagnaia, Bezzecchi – qui ne cache pas son envie de faire équipe avec lui chez Aprilia – a livré une réponse mesurée mais lourde de sens :
« Écoutez, c’est difficile parce que je ne suis pas comme lui, nous sommes très différents, et j’ai donc du mal à vous dire ce que je ferais si j’étais à sa place. »
Avant d’insister sur la dimension humaine du dossier :
« Je pense que c’est un homme extrêmement intelligent et mature, qui a tissé des liens fantastiques avec les gars de Ducati, que je connais également pour y avoir travaillé moi aussi. »
Mais la phrase clé tombe ensuite sur MotoSprint :
« Je ne dirais pas qu’il est égoïste, mais un peu oui, il doit penser à lui et faire ce qu’il y a de mieux pour lui. » Traduction ? La loyauté ne doit pas primer sur la carrière.

Bezzecchi conseille à Bagnaia de choisir avec la tête, pas avec le cœur
L’hypothèse Yamaha circule avec insistance. Un pari risqué ? Les fans sont partagés. Beaucoup estiment qu’abandonner Ducati pour une M1 encore en reconstruction serait une erreur stratégique.
Mais 2027 marquera l’entrée en vigueur du règlement 850 cc. Nouvelle ère. Nouvelle hiérarchie. Nouvelle opportunité.
Si Yamaha réussit son virage technique, Bagnaia pourrait devenir l’homme d’un nouveau cycle.
Et dans ce sport, le timing fait souvent la différence entre génie et catastrophe.
Ironie du sort : au moment même où son avenir est remis en question, Bagnaia semble avoir retrouvé son meilleur niveau.
Lors des essais de Sepang 2026, il a immédiatement souligné les progrès de la GP26, notamment dans un domaine qui a toujours été sa signature : le freinage. Il l’a confirmé sans détour : la nouvelle Ducati lui convient « bien mieux ».
Si le freinage redevient son arme fatale, la hiérarchie interne chez Ducati pourrait encore évoluer. Et relancer complètement le débat.
Bagnaia se retrouve face à un dilemme rare pour un double champion : rester fidèle à Ducati malgré une concurrence interne féroce, ou repartir ailleurs pour redevenir l’axe central d’un projet.
Bezzecchi l’a résumé en une idée simple : penser à soi. Dans un MotoGP où les alliances se font et se défont avant même le premier Grand Prix, la loyauté ne garantit plus la survie sportive. Et si le vrai test de Bagnaia n’était pas en piste… mais dans la décision qu’il prendra pour 2027 ?






















