Le vernis a craqué. Et pas qu’un peu. Dans un week-end déjà marqué par une piste instable et des décisions de dernière minute, une autre vérité, bien plus brutale encore, a été confirmée au grand jour : Ducati n’est plus intouchable. Pire, la référence de ces dernières saisons s’est fait découper en règle par Aprilia à Goiânia. Et ce n’est pas un accident.
Après Buriram, certains parlaient d’un concours de circonstances. Une course particulière, des conditions spécifiques… une anomalie. Le Brésil vient de balayer ces doutes.
Marco Bezzecchi enchaîne une quatrième victoire consécutive, tandis que Jorge Martin complète un doublé Aprilia qui envoie un message limpide au paddock : la RS-GP26 est désormais la moto à battre.
Résultat immédiat : Bezzecchi prend la tête du championnat avec 11 points d’avance sur Martin, et Aprilia s’installe au sommet avec une autorité glaçante.

Ducati dépassée … même par ses propres satellites
Le constat est encore plus violent côté Ducati. Non seulement l’usine est battue… mais elle est battue de l’intérieur.
Fabio Di Giannantonio, sur une Ducati VR46 satellite, devient le meilleur représentant de la marque. Marc Marquez, champion en titre, termine hors du podium. Et surtout, il accuse désormais 22 points de retard au championnat.
Autrement dit : Ducati n’est plus seulement dominée par Aprilia… elle commence à perdre le contrôle de sa propre hiérarchie.
Pour Marc Marquez, la situation devient sérieuse. Après une Thaïlande frustrante, le champion du monde en titre devait réagir. Il repart du Brésil avec un constat inquiétant : même sur un week-end chaotique, même avec son expérience… il n’a pas fait la différence.
Et voir une Ducati satellite le battre n’est jamais anodin. La dynamique MotoGP est clairement en train de lui échapper.
Derrière le duo Aprilia, le classement s’est totalement réorganisé : Pedro Acosta, leader après la Thaïlande, chute à la 3e place, Di Giannantonio grimpe et s’impose comme un outsider crédible. Les pilotes Gresini, Alex Marquez et Fermin Aldeguer, débloquent enfin leur compteur.
Yamaha et Honda restent en retrait : Johann Zarco sauve l’honneur Honda (11e), Fabio Quartararo retombe brutalement (16e après un GP sans points).
Ce qui se joue ici dépasse une simple course. Aprilia confirme une montée en puissance structurelle. Ducati montre des signes de fragilité inédits. Et le championnat 2026 pourrait déjà avoir changé de visage.
La question n’est plus de savoir si Aprilia peut gagner. La vraie question, désormais, est bien plus dérangeante : Ducati est-elle en train de perdre le contrôle de son propre empire en MotoGP ?
Direction Austin, terrain de jeu de Marc Marquez. Et cette fois, la pression est clairement du côté de Borgo Panigale.




























