Johann Zarco a chuté lors de la course sprint du Brésil, gêné par le comportement de sa Honda, mais confirme que sa motivation reste intacte.
Johann Zarco peut en témoigner : les journées se suivent et ne se ressemblent pas. Hier le Français avait terminé en tête de la journée d’essais et avait une nouvelle fois fait preuve d’une grande capacité d’adaptation en conditions mixtes. S’il espérait parvenir à continuer sur sa lancée sur le sec, il n’y est pas parvenu, gêné par le comportement de sa Honda.
Qualifié en dixième position, il a d’abord vécu un départ chaotique, puisque Fermín Aldeguer a commis une erreur et a complètement dévié pile devant lui, le contraignant à ralentir et l’éviter, ce qui lui a fait perdre du temps et des positions. Le numéro #5 a toutefois réussi à revenir sur ses adversaires et à réaliser plusieurs dépassements, et ce alors que la piste offre peu d’opportunités.
Installé en 12e position, il a vu sa course s’arrêter prématurément en chutant à haute vitesse au début du huitième tour, évoquant le même problème qu’au GP de Thaïlande, mais assure que son envie reste toujours aussi intacte. Il pourra bénéficier d’un nouvel essai demain, lors de la course principale.
« J’étais bien concentré, ma position était entre Aldeguer et Álex [Márquez], et je pense que j’ai eu un lâcher d’embrayage correct, et là [Aldeguer] s’est mis en travers devant moi. En pleine accélération, quand il faut couper et essayer de se décaler… Ça m’a fait perdre pas mal de positions mais sur les deux premiers tours j’étais quand même plutôt content des dépassements que j’ai pu faire. Il a fallu passer Morbidelli, Mir, Binder et j’étais assez fort. J’étais même assez surpris, c’était agréable », a déclaré Zarco au micro de Canal+.

« La moto bougeait déjà, je n’arrive pas encore à la piloter comme j’aimerais. Une fois que les autres ont pris leur rythme en dessous de 1’19, parce que le rythme il fallait l’avoir en 1’18″5, j’ai commencé à galérer. Je pense que j’ai réussi à bien utiliser le pneu sur les deux premiers tours, mais c’est un peu la même chose qu’en Thaïlande. »
« Ce qui est bien ici c’est qu’il n’y a pas de vrais freinages et je peux voir que le problème est toujours là. Ça me permet d’être plus précis sur le commentaire parce que, souvent on me dit que je ne passe peut-être pas bien au freinage mais là il n’y a pas de freinage et j’ai le même problème. Au moins ça permet de trouver des solutions. On va trouver des solutions. »
« C’est dur sur le moment de ne pas pouvoir rester avec les autres et de les doubler, parce que la mise en route est vraiment bonne et l’attaque est là, l’envie est là. Je ne peux pas piloter la moto comme j’aimerais et il faut que je garde la méthode pour donner les commentaires avec le plus de calme possible pour réussir à avancer. »
Résultats de la course sprint du Grand Prix du Brésil :

Crédit classement et photo principale : MotoGP.com



























