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Morbidelli

On croit rêver. Hier, lors de la Practice, Franco Morbidelli a gêné Pedro Acosta dans un tour rapide, et vu que ça n’était pas la première fois que cela arrivait cette saison, il a écopé de trois places de pénalité sur la grille. Bon, jusqu’ici, rien de nouveau pour le pilote italien qui cumule ce genre d’infractions depuis plusieurs années. Mais hier soir, il s’est expliqué, en affirmant qu’il n’était pas lent… mais bien à fond ! Un propos lunaire qui ne manque pas d’étonner tout le paddock.

Franco Morbidelli était-il si lent que ça ? « Franky » a contesté sa pénalité après coup, et avec véhémence. « Je sortais des stands, j’attaquais, je faisais mon travail. Et mon rythme à 100 % était inférieur à celui de Pedro. Vous savez que Pedro est incroyablement rapide. Donc, mon rythme à 100 % dans ce tour de sortie était inférieur au sien. Et pour une raison ou une autre… enfin, je l’ai gêné. Mais je peux vous assurer que j’attaquais à 100 % » lisait-on sur motorcyclesports.

 

 

De mémoire d’homme, personne, depuis que ces pénalités sont la norme, n’avait invoqué cette excuse. Bon, Morbidelli affirme cela, certes, mais de deux choses l’une : sur la vidéo ci-dessus, on voit qu’il n’attaque physiquement pas comme Pedro Acosta. Et puis, la direction de course a normalement accès à la télémétrie en cas de litige pour dire si, oui ou non, un pilote était anormalement lent – même sur un tour de sortie. « J’étais dans le secteur deux, juste après ma sortie des stands. Mes chronos sont parfaitement exacts. Je donne tout à chaque tour, je pousse ma moto au maximum. Je suis donc ressorti des stands à fond. Il arrivait plus vite que moi. Et j’ai été pénalisé pour ça. Mais le fait est que j’attaquais à fond. Et lui, il arrivait plus chaud. Probablement que sur ce relais, il était plus rapide que moi. Mais que voulez-vous que je dise ? J’attaquais à fond » ajoutait-il.

Pour lui, ça n’a rien à voir avec Assen, car il avait déjà été épinglé aux Pays-Bas pour ce comportement. « C’était le cas à Assen, et j’ai commis une erreur. J’étais frustré, et trop frustré par mon tour.J’étais donc vraiment en colère, et dans le tour d’après, j’ai ralenti et je n’ai plus fait attention à ce qui se passait. Enea Bastianini revenait en force, et j’ai fait une erreur, ce n’était pas de ma faute. Mais cette fois-ci, j’attaquais à fond » concluait-il.

Que pensez-vous de cette explication de Franco Morbidelli ? Dites-le-nous en commentaires !

 

Morbidelli

Photo : Michelin Motorsport

 

Photo de couverture : Michelin Motorsport

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