Les essais MotoGP de Valence ont une fois encore transformé la piste en véritable laboratoire géant. Les cinq usines ont dévoilé une série d’innovations, où les carénages flambant neufs – comme le spectaculaire camouflage zébré d’Aprilia – ont volé la vedette. Mais c’est une modification bien plus discrète, cachée sous la Ducati de Nicolo Bulega, qui a suscité la plus vive curiosité.
Dissimulé sous la machine, un dispositif mystérieux est apparu, que Bulega aurait déjà testé lors d’essais privés à Jerez. Bien que son utilité exacte reste officiellement inconnue, les experts de crash.net s’accordent sur une fonction : mesurer avec une précision extrême les variations de vitesse et de pression de l’air.
La théorie la plus plausible suggère que ce capteur, équipé de deux pointes métalliques, est dédié à l’analyse fine de l’effet de l’activation du dispositif de correction d’assiette. Alors que Ducati, comme toutes les usines, a encore abaissé la hauteur de sa machine en 2025, la maîtrise de cet aéro devient cruciale.
Ce développement aérodynamique arrive dans un contexte particulier. Le nouveau système de correction d’assiette de la Desmosedici, couplé aux modifications apportées au moteur GP25, a été au cœur des spéculations concernant les problèmes de maniabilité rencontrés par Francesco Bagnaia cette saison.

Ducati le confirme : la guerre aérodynamique continue
Il est significatif de noter que Bagnaia, comme les autres pilotes Ducati officiels, ne semblait pas équipé de ce capteur lors des essais de Valence. Cette distinction souligne le rôle spécifique de Bulega et de son équipe dans le développement de technologies sensibles.
Cette discrète instrumentation s’inscrit dans une tradition MotoGP : comme le réseau de capteurs de flux d’air testé par Aprilia à Sepang en 2024, elle révèle la course effrénée à la data. Les équipes exploitent la liberté des essais pour tester des prototypes de capteurs, repoussant les limites de la compréhension aérodynamique.
Alors que le championnat se prépare pour 2026, ce capteur mystérieux illustre une vérité fondamentale : dans le MotoGP moderne, les batailles se gagnent aussi avec des instruments invisibles, capables de mesurer l’impondérable pour dominer l’asphalte.





























