Le MotoGP n’attend pas le drapeau vert pour frapper. Fermin Aldeguer vient d’en faire l’amère expérience sur le circuit d’Aspar, lors d’une simple séance d’entraînement qui a brutalement tourné au cauchemar.
Le pilote Gresini Racing a chuté dès le premier virage, probablement piégé par des rafales de vent violentes, un ennemi invisible mais redouté sur ce tracé. La scène a immédiatement pris une tournure sérieuse : ambulance en piste, évacuation vers le centre médical, puis le verdict est tombé. Suspicion confirmée de fracture.
Un coup d’arrêt brutal pour l’un des jeunes talents les plus surveillés du paddock. Le MotoGP ne pardonne jamais, même hors course.
Aldeguer n’était pas en qualification, ni en course. Il n’y avait ni points ni gloire à aller chercher. Et pourtant, le risque était le même.
C’est toute la cruauté du MotoGP : l’entraînement peut être aussi impitoyable qu’un dimanche de Grand Prix.
Le premier virage, souvent abordé avec confiance lors de ces journées de roulage, s’est transformé en piège sous l’effet du vent. Une perte d’adhérence, une chute, et en quelques secondes, la saison peut basculer.
Fermin Aldeguer blessé : le circuit Aspar, terrain d’entraînement… mais jamais inoffensif
Ironie cruelle : Aldeguer roulait sur un circuit fréquenté ces jours-ci par le gratin du MotoGP. Marc Marquez, Alex Marquez et Maverick Viñales étaient eux aussi présents sur la piste d’Aspar, dans une ambiance de travail studieuse… soudain figée par l’accident.
Sur ces journées privées, le paddock est réduit, les regards sont proches, et chaque chute résonne plus fort. Quand une ambulance entre en action, le silence est immédiat.
Long de 2,2 kilomètres, situé entre Guadassuar et Algemesí, le circuit Aspar est devenu une véritable base arrière du MotoGP moderne.
Marc Marquez, Jorge Martín, Joan Mir, Fabio Quartararo, Viñales, Alex Marquez… tous y passent régulièrement.
Mais ce tracé, aussi familier soit-il, ne pardonne rien. Exposé aux éléments, technique, rapide par endroits, il rappelle que même les circuits “d’entraînement” exigent le même respect qu’un Grand Prix.
Pour Fermin Aldeguer, cet accident arrive au pire moment. Chaque roulage compte, chaque kilomètre est précieux pour un pilote en quête de confirmation au plus haut niveau.
La fracture, blessure tristement classique en MotoGP, n’en reste pas moins un sérieux contretemps — physiquement, mais aussi mentalement.
La suite dépendra des examens complémentaires et du protocole médical, mais une chose est sûre : le MotoGP vient encore de rappeler qu’il n’offre jamais de répétition générale sans risque.
Aldeguer est tombé à l’entraînement. Mais dans ce sport, il n’y a jamais de “simple” chute.
Dans un bref message publié sur les réseaux sociaux, Gresini a indiqué qu’Aldeguer « souffrait d’une fracture de la diaphyse du fémur gauche lors d’un entraînement à Valence et qu’il devait être opéré demain à Barcelone ».
D’après des photos circulant en ligne, Aldeguer s’entraînait sur une Yamaha R6, Ducati ne lui ayant pas fourni de moto pour ses séances d’entraînement.
Aldeguer sera opéré demain à Barcelone. La durée de son indisponibilité n’a pas encore été annoncée , mais cette blessure pourrait compromettre la participation du pilote aux essais de Sepang, prévus début février.
This was the moment that rookie @Aldeguer54 crossed the finish line to take his first win 🥹🥇#IndonesianGP 🇮🇩 | #SeasonRecap pic.twitter.com/dZZ9lI2vSF
— MotoGP™🏁 (@MotoGP) January 5, 2026































