Fermín Aldeguer est revenu sur sa perception particulière à 300 km/h et sur sa façon de se concentrer à de telles vitesses.
Fermín Aldeguer l’a confirmé via l’équipe Gresini : il sera absent non seulement du dernier test qui se tiendra en Thaïlande ce week-end, mais également du premier Grand Prix de la saison, qui se déroulera sur le même circuit la semaine suivante. Si la convalescence de son fémur fracturé suit son cours, il est encore trop prématuré de le revoir en piste et les médecins n’ont pas donné leur feu vert.
Le meilleur rookie de 2025 a hâte de pouvoir revenir en piste et de piloter à nouveau sa MotoGP, avec laquelle il n’a de ce fait pas encore roulé cette année. Invité du podcast espagnol de Vidal Golosinas, il s’est confié au sujet de ses sensations sur la moto et sur sa perception particulière de la vitesse.
« Quand on roule à 300 km/h, tout passe très lentement. On s’y habitue tellement que, pour moi, cette minute et demie passée sur la piste dure une minute et demie. Ce n’est pas comme pour le public. Tout est lent. On n’a déjà pas la même perception qu’une personne normale, pour moi c’est un peu comme au ralenti », a-t-il expliqué.

« On [se dit qu’on] ne peut pas penser à autre chose parce qu’on est sur une moto, mais on s’y habitue tellement que ça devient automatique, et il faut trouver autre chose pour réussir se concentrer, parce que si je me dis : ‘Je dois freiner ici, et maintenant je vais passer une vitesse’, je ralentis parce que j’y pense, et j’ai déjà pris du retard. J’ai freiné un dixième de seconde trop tard, et j’ai déjà élargi ma trajectoire, raté le virage, perdu du temps. »
Alors, comment Aldeguer parvient-il à se concentrer à de telles vitesses ? Sa réponse peut étonner. « Je suis au top quand je roule seul, à chanter dans mon casque. Je suis détendu. |…] C’est comme un passage que j’aime bien d’une chanson. Quand je m’échauffe et que je mets de la musique, et qu’une chanson me motive, je la passe en boucle. C’est toujours pareil, ça n’en a peut-être pas l’air, mais le même mot, les mêmes paroles, reviennent toujours au même moment sur la piste, alors on se laisse porter par ce rythme, ce tempo », a-t-il confié.
































