La saison 2026 s’annonce tumultueuse pour Franco Morbidelli, et les alarmes retentissent haut et fort ! Autrefois un prétendant prometteur avec une quatrième place au championnat il y a un an, Morbidelli se retrouve maintenant languissant à une décevante 13ème place avec seulement 14 points à son actif. Le contraste saisissant est indéniable. Après une place sur le podium en Argentine la saison dernière, la fortune de Morbidelli a chuté, et le récent Grand Prix à Austin a mis en lumière toute l’ampleur de ses difficultés. « L’année dernière, j’ai terminé 4ème, cette année je suis 14ème, » a-t-il déploré, et en effet, il semble qu’il n’y ait plus grand-chose à dire.
Morbidelli ne cherche même plus à masquer la réalité. Après Austin, le ton est sombre, presque résigné avec ce verdict technique, encore plus inquiétant : « les sensations sur la moto sont pires que l’année dernière. »
C’est probablement la phrase la plus lourde de sens. Parce qu’elle ne parle pas de résultats… mais de feeling. Et sans feeling, en MotoGP, il n’y a pas de solution miracle.
Sur le papier, l’idée n’était pas absurde : miser sur une Desmosedici hybride, mélangeant base 2024 et évolutions validées en 2025. Une tentative d’équilibre entre stabilité et performance.
Dans la réalité, c’est l’inverse qui se produit. La moto ne correspond ni totalement à une version éprouvée… ni à une évolution claire. Résultat : un package flou, difficile à exploiter, et qui laisse le pilote dans l’incertitude permanente. Et en MotoGP, l’incertitude coûte cher.
Même lorsqu’il tente de voir le verre à moitié plein, le constat reste maigre : « c’était un week-end difficile… nous avons montré un certain mouvement à la hausse, ce qui est un signe positif. C’est la seule chose à sauver. » Tout est dit.
![]()
Chez VR46, Franco Morbidelli n’est plus une priorité : « nous aimons Fermin Aldeguer et Di Giannantonio n’est pas en question »
Mais le problème dépasse largement la piste. Car pendant que Morbidelli cherche des solutions, le marché des pilotes avance… sans lui. Et chez VR46, le message est limpide.
Alessio Salucci ne tourne pas autour du pot : « nous sommes intéressés par Fermin Aldeguer. Nous n’avons jamais caché qu’il est un pilote fantastique à seulement 21 ans. Nous l’aimons. »
Et dans la foulée, il verrouille l’autre baquet :
« Di Giannantonio n’est pas en question ; nous avons toujours eu l’intention de continuer avec lui. » Traduction sans filtre : Morbidelli n’est plus une priorité.
Officiellement, VR46 continue d’afficher son soutien : « nous faisons tout pour Franco… nous ne renoncerons pas, et la clé est plus proche qu’il n’y paraît. »
Mais dans les faits, le paddock fonctionne différemment. Les décisions se prennent vite. Et surtout, elles se prennent en amont. Et aujourd’hui, Morbidelli est en retard.
Il fut vice-champion du monde en 2020. Mais le MotoGP ne vit pas dans le passé. Et depuis, malgré quelques éclairs, la trajectoire est descendante. Inconstance, manque de repères, difficultés d’adaptation… autant de facteurs qui, cumulés, deviennent aujourd’hui critiques.
Avec la pause avant Jerez, Morbidelli a une dernière fenêtre. Une dernière opportunité pour inverser la dynamique. Pas forcément pour gagner. Mais pour montrer qu’il est encore là. Qu’il peut redevenir un pilote clé.
Pour Morbidelli, 2026 n’est plus une saison de transition. C’est une saison de survie. Dans un paddock où les jeunes talents frappent à la porte, où les contrats se signent de plus en plus tôt, et où la patience n’existe plus, chaque course devient un test. Le compte à rebours est lancé.
Morbidelli est un pilote de « feeling ». Sa Desmosedici hybride lui a enlevé sa principale arme : la confiance dans son train avant. S’il ne parvient pas à simplifier sa moto pour Jerez, il pourrait bien être le premier grand nom à quitter la scène MotoGP lors du mercato 2027.








