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Pour la première fois depuis des années, Ducati a dû regarder le podium de loin. Et le constat est brutal : après 88 Grands Prix consécutifs avec au moins une Ducati sur le podium, la série s’est arrêtée net. Plus surprenant encore, la marque italienne n’a placé aucune moto dans le top 5, une première depuis 102 courses. Un choc statistique qui résume parfaitement la nouvelle hiérarchie aperçue lors du dernier Grand Prix.

Face à cette rupture inattendue, Luigi Dall’Igna, patron de Ducati Corse, a choisi un ton lucide mais combatif dans son analyse. Avant toute chose, il a tenu à saluer les adversaires qui ont su profiter de cette ouverture.

« Ce championnat du monde s’annonce passionnant et exigeant, et les attentes sont déjà élevées pour les défis à venir. Tout d’abord, félicitations à nos rivaux, qui ont pleinement mérité leur succès. Leur compétitivité n’est pas surprenante ; nous l’avons constaté particulièrement clairement lors des dernières étapes de la saison dernière et encore plus lors des essais de présaison. »

Derrière la diplomatie, le message est clair : Ducati savait que l’écart se réduisait. Mais voir la série historique s’interrompre reste un signal d’alarme. Dall’Igna ne cherche d’ailleurs pas à minimiser l’ampleur du phénomène.

« Les statistiques montrent que nous n’avons pas atteint le podium après 88 courses consécutives et, pour la première fois en 102 Grands Prix, notre marque est absente du top 5. Cela indique que nous devons rapidement combler l’écart, mais nous savons que nous ne devons pas paniquer. »

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Gigi Dall’Igna Ducati : « une décision discutable de la direction de course a coûté la victoire du Sprint à Marc Marquez »

L’ingénieur italien insiste toutefois sur un point : cette baisse de régime était presque inévitable après une période aussi longue de domination technique.

« C’est un cycle naturel ; une baisse de performance est inévitable, surtout après une si longue période de succès. Nous concentrons désormais nos efforts sur l’analyse des données et l’apport d’améliorations aux réglages pour les prochaines courses, afin de garantir la compétitivité de nos pilotes. »

En clair, Ducati refuse de parler de crise. Pour Dall’Igna, il s’agit d’une phase d’ajustement dans un championnat qui ne pardonne aucune stagnation technique. Et le calendrier, encore très long, laisse du temps pour réagir.

« Il y a assurément du travail à faire, mais nous sommes bien conscients qu’il ne s’agissait que de la première course de la saison. Le calendrier est long et comprend une variété de circuits ; ce n’est qu’après les prochaines manches que nous aurons une idée claire de notre position par rapport à la concurrence. »

Dans son analyse, Dall’Igna a également tenu à défendre Marc Marquez, estimant que le week-end du pilote espagnol avait été fortement perturbé par les circonstances.

« En résumé, nous savions que nous devions gérer ce Grand Prix avec intelligence. Marc s’y est investi corps et âme. Malheureusement, il a été très malchanceux : d’abord lors de la course sprint, où une décision discutable de la direction de course lui a coûté la victoire, puis lors du Grand Prix lui-même où, malgré quelques difficultés, le podium était à sa portée avant son abandon. »

La conclusion, presque militante, résume l’état d’esprit du clan Ducati. « Allez Ducati ! »

Mais derrière le slogan, la réalité sportive est évidente : la domination de Borgo Panigale n’est plus aussi incontestable. Entre l’ascension d’Aprilia et la montée en puissance de plusieurs rivaux, le championnat MotoGP 2026 pourrait bien marquer la fin d’un cycle… et l’ouverture d’une bataille technique que Ducati n’avait plus vraiment connue depuis longtemps.

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