Si 2025 restera comme l’année de la résurrection miraculeuse de Marc Marquez, l’autre moitié du garage Ducati a vécu un récit bien différent. Pecco Bagnaia, double champion de la marque et figure de stabilité depuis 2022, a traversé ce que Gigi Dall’Igna qualifie presque pudiquement de saison « extrêmement difficile ».
Deux victoires, un seul sprint conquis, puis la chute progressive au championnat MotoGP jusqu’au cinquième rang final, et surtout aucune arrivée dominicale sur les cinq dernières courses. Une spirale oppressante enclenchée dès la fin de l’été : zéro point à Misano, puis des résultats en dehors du top 5 en Hongrie, Barcelone, Autriche… Une glissade ralentissant l’homme qui, de 2020 à 2024, avait été le pilote le plus victorieux du MotoGP.
Dall’Igna ne masque ni les faits… ni leur injustice.
« Pecco a été très malchanceux, surtout dans la dernière partie du championnat : l’équipe n’a pas récolté autant qu’elle aurait pu, même dans des conditions loin d’être optimales. Les choses auraient certainement dû se dérouler différemment, mais si l’on ajoute la malchance à l’équation, tout devient plus difficile, pour l’équipe comme pour le pilote. »

Gigi Dall’Igna : « avec Pecco Bagnaia, il faut tirer profit de ce passé récent et chérir ce qui s’est produit »
Mais là où d’autres verraient le début d’un doute, Dall’Igna, lui, voit un vaccin. Un futur moteur.
« Je suis convaincu que nous devons assimiler ces situations comme s’il s’agissait d’anticorps, pour puiser une détermination encore plus grande et redevenir ce que nous étions. »
Le directeur de Ducati Corse appelle même à transformer cette tempête en force intérieure :
« En 2026, nous serons inévitablement confrontés à d’importantes inconnues. Alors autant tirer profit de ce passé récent et chérir ce qui s’est produit. Une leçon à retenir. »
Pecco a chuté, mais il n’a jamais cessé d’avancer. Il a encaissé une année maudite sans jamais lever le drapeau blanc. Et si 2025 était la mue nécessaire avant la riposte ?





























