En Italie, en ce moment, suivant quelle région vous habitez, vous êtes, en quelque sorte un peu coupé du monde. Les dernières dispositions du gouvernement transalpin pour lutter contre la propagation du coronavirus se veulent à la hauteur du statut peu enviable du pays le plus touché par l’épidémie en Europe. Du coup, que faire ? Causer. Graziano Rossi met un peu de couleur dans cette ambiance un peu terne…

Graziano Rossi a un fils que l’on ne présente plus et prénommé Valentino. Ce dernier est émancipé depuis un bon moment puisque, à 41 ans, il s’interroge sur le fait de prolonger encore sa carrière, dans un milieu qui ne fait pourtant pas de cadeaux. À ce stade, Yamaha est venu vers Rossi avec l’offre d’obtenir une moto d’usine avec un contrat d’usine dans l’équipe Petronas.

« Yamaha a demandé à Valentino s’il pouvait donner ses plans pour 2021 et 2022. Vale a répondu qu’il devrait courir au moins sept ou huit courses dans ce championnat 2020 pour comprendre comment les choses se passaient avec la moto et avec lui en tant que pilote, et qu’il ne pourrait prendre sa décision qu’au milieu de ce championnat. Je pense que c’était une excellente offre pour Valentino. Yamaha mise sur tous ses pilotes de la même manière, donc Valentino est l’un des trois pilotes Yamaha qui pourraient aspirer à d’excellents résultats », a-t- il déclaré dans une interview à Motorsport-Total.

Sur l’opportunité Petronas, Graziano ajoute : « une équipe qui s’est très bien comportée l’année dernière avec la Yamaha semi-officielle, et Petronas a remporté les six derniers titres de Formule 1. »

Il ajoute sur un étonnant bruit de couloir… « Je n’ai ressenti aucun intérêt d’Aprilia ou de Valentino pour Aprilia, donc il n’y a pas grand-chose à dire sur le sujet. »

Graziano Rossi continue sur ce que sera le MotoGP sans Valentino : « je pense que le MotoGP sera plus ou moins la même chose sur la piste. Mais dans les stands, ce ne sera plus jamais pareil. » Il n’y aura donc plus de jaune dans les tribunes…

Mais il y a aussi des revirements relationnels. Prenez le cas de Jorge Lorenzo, avec qui c’était tout de même mal parti en 2008, dans un box Yamaha où ils s’entendent à présent comme larrons en foire. Car le Majorquin est à présent un pilote d’essai sur la M1… Et sera même un authentique compétiteur en Catalogne : « Jorge est toujours un pilote à part entière. Peut-être que la semi-retraite est une solution avantageuse pour un pilote, car il lui est souvent difficile de prendre la décision de s’arrêter. En effet, si ça ne tenait qu’à eux, ils ne s’arrêteraient jamais, ils resteraient sur la piste jusqu’à 72 ou 73 ans. »

A  65 ans , Graziano Rossi sait de quoi il parle…

 

 

Graziano Rossi (I), Suzuki – Imola 200, 1980

 



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