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Non, ce n’est pas un poisson d’avril, mais c’est une histoire qui pourrait bien se terminer en queue de poisson. En cause, l’ambiance sociale extrêmement tendue qui prédomine actuellement en Argentine. Avec un redoutable appel à la grève générale le 6 avril. Et le 6 avril, c’est la veille du début du Grand Prix d’Argentine de MotoGP.

Décidément, les protagonistes les Grands Prix en connaissent des aventures. De la pluie dans le désert du Qatar, et peut-être demain une grève générale dans un pays économiquement meurtri qui pourrait bien remettre en cause le Grand Prix d’Argentine, second meeting de la saison 2017.

La colère contre la politique de rigueur du gouvernement ne faiblit pas dans le pays où l’inflation a dépassé 40% pour l’année 2016.  Les enseignants sont en grève depuis le 6 mars. Le 6 avril, l’ensemble des syndicats convoquent une grève générale.

Une conjoncture que connaît déjà Dorna. Les transferts de matériel vers l’Argentine sont déjà compliqués à cause des retards et des annulations des vols. Trouver des hôtels est devenu une sinécure. Mike Trimby, de l’Irta, soit l’association des teams, a prévenu ses ouailles dans un communiqué relayé par Marca : « cher tous, gardez à l’esprit qu’une grève générale est annoncée en Argentine le 6 avril. Cela affectera de nombreux services dont le trafic aérien. Nous pensons que vous serez tous arrivés à Termas de Rio Hondo à cette date, mais si vous avez des invités des partenaires censés arriver à cette date, vous seriez avisés de modifier leur vol ».

Mais le même rassure aussi : les motos seront là car elles ont été embarquées dès la fin du Grand Prix du Qatar. Et les équipes arrivent au plus tard sur le tracé le mercredi. Certes, mais quid du personnel engagé sur l’événement, des commissaires au staff médical, à commencer par l’hélicoptère ? A suivre…