La saison 2016 du MotoGP s’est conjuguée avec deux facteurs techniques à la fois inédits et majeurs. D’une part un nouveau manufacturier unique du nom de Michelin, et, d’autre part, l’installation d’une centrale électronique unique. De quoi ruiner les avantages acquis des ténors, du genre Yamaha ou Honda. On sait ce que Lin Jarvis pense de cet ECU partagé. Son homologue de chez Honda Livio Suppo a aussi son idée. Et les deux sont à l’unisson : l’intérêt général a prévalu sur l’intérêt particulier !

Lorsque l’on a tant investi dans les puces savantes et que l’on a réussi à les dresser si bien qu’elles offrent un avantage certain, il n’est pas facile de se résoudre à tout jeter. Pour se voir imposer un dispositif moins évolué dont on ne sait pas grand-chose.

On a bien cru dès l’entame de l’intersaison 2016 que la greffe allait être rejetée par une RC213V devenue bien moins docile. Puis le travail a eu lieu et on connaît l’épilogue de l’histoire : un titre mondial version pilotes et constructeurs pour Honda.

Au vu du résultat, Livio Suppo, team manager du HRC, peut faire sereinement le bilan : « au début, c’était très difficile pour Honda, mais il faut reconnaître que d’un point de vue général, cela a été une bonne chose pour le MotoGP. La centrale électronique unique a ouvert la porte à d’autres constructeurs. C’est mon sentiment. KTM arrive et on a vu les performances des Suzuki progresser ostensiblement. Le championnat en est sorti grandi ».

D’un autre côté, cette histoire d’ECU a aussi fait bouger les lignes chez les pilotes : « avec neuf vainqueurs différents en 2016 et l’arrivée de nouvelles usines, le marché des transferts va s’ouvrir. Les pilotes voudront changer plus souvent d’écurie. Là aussi, ce n’est pas pour réjouir Honda, mais c’est encore un plus pour le championnat MotoGP ».

Il ne reste plus qu’à féliciter la Dorna.



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