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Johann Zarco, Marc Marquez

Découvrez la troisième partie de notre interview exclusive de Johann Zarco, réalisée lors de son roulage à Carthagène, et dans laquelle il évoque ses homologues en MotoGP, mettant l’accent sur la saison exceptionnelle de Marc Márquez.

Mi-janvier, Johann Zarco a réuni plusieurs pilotes français et belges sur le circuit de Carthagène en Espagne, pour deux journées de roulage. L’équipe de Paddock-GP était présente afin de les suivre et de vous concocter des interviews de chacun des talents présents.

Vous retrouverez la série d’interviews de Johann Zarco sur notre site jusqu’au lancement officiel de la saison en Thaïlande fin février, tout comme les rencontres réalisées avec les pilotes présents que nous vous partagerons jusqu’en mars.

Vous pouvez d’ores et déjà découvrir nos entretiens avec Barry Baltus, qui a beaucoup appris en 2025, Ana Carrasco, qui est revenue sur ses débuts en Championnat du monde, Lorenzo Fellon, pour l’heure sans guidon cette saison, Corentin Perolari sur son rapport spécial à l’Endurance, Bartholomé Perrin, qui refuse d’aller en mondial pour être 20e, Remy Sanjuan, qui vise le Championnat du monde Junior Moto3 et Xavier Siméon, qui accompagne désormais les jeunes pilotes.

Johann Zarco

Parlons un peu de la saison qui arrive en MotoGP ! On sait que Marc Márquez est favori pour le titre, mais en fin d’année dernière, Marco Bezzecchi et Aprilia ont fait fort ! Tu les vois déranger Ducati cette année ?

C’est une bonne question… Déranger Ducati oui, mais jamais détrôner Márquez. Il a trop de marge. Il va vraiment trop vite. [Pour le titre], c’est sûr que ça sera Márquez, sauf en cas de pépin. Bezzecchi peut s’intercaler entre les Ducati, et terminer deuxième ou troisième, mais pas détrôner Márquez.

En parlant de Marc Márquez, qu’est-ce que tu peux dire de son retour au sommet de ton point de vue de pilote ?

Il a encore franchi un cap dans sa capacité à gérer un championnat. Peut-être qu’il est plus mature pour jouer un titre. Il se remet en question après ses erreurs. Il en a fait très peu, et il est revenu à son meilleur niveau.

Où est-ce qu’il va chercher ça ?

Il a un talent, de toute façon. Et il a une moto incroyable. Ça crée un équilibre exceptionnel. Mais c’est surtout sa hargne qui est supérieure à la moyenne des sportifs. Je ne parle même pas des autres pilotes, mais de la moyenne de tous les sportifs. Il a quelque chose en plus. Nous, sportifs, on peut dire qu’on a de la hargne, peut-être plus qu’une personne lambda. Mais lui, il est au-dessus de nous. Et du coup, parce qu’on fait un sport mécanique, quand la mécanique suit – parce qu’il ne peut pas courir à côté de la moto non plus – il peut contrôler cette hargne et ça se développe. Il est décontracté.

Quand tu vois ça, ça t’inspire plutôt de l’envie ou de l’admiration ?

Les deux, mais surtout de l’admiration. Il est toujours possible d’aller chercher quelque chose en plus. Je ne dis pas que je peux faire pareil que lui parce que je suis aussi fort que lui, non. Il est au-dessus. Mais il y a quand même des choses à comprendre dans son approche pour essayer de les appliquer. Surtout dans son interprétation du pilotage, dans ses trajectoires, ou encore ses sensations avec la moto et sa gestion de la prise de risque.

Johann Zarco

Autre enjeu cette année, un marché des transferts assez fou, qui ne te concerne toutefois pas étant donné que tu es déjà fixé avec LCR Honda pour l’avenir. Toi qui surveilles beaucoup la jeune génération, il y a quelques candidats à une promotion du côté du Moto2…

Oui, Barry Baltus (Présent à Carthagène. Ndlr), peut jouer le titre, mais il aura de sérieux concurrents : David Alonso, Daniel Holgado. Pour moi, ce seront trois pilotes très solides cette année. Il y a aussi Manuel Gonzalez. Il doit l’avoir un peu en travers [d’avoir perdu le championnat en 2025]. Il y a pas mal de clients.

Tu as évoqué Barry Baltus, tu t’entraînes avec lui depuis 3 ou 4 ans. Il vient de faire une saison assez incroyable. Qu’est-ce qu’il lui manque pour décrocher un contrat ? Une victoire sur son CV ?

Non, juste encore un peu plus de constance pour jouer le titre. Je trouve que jouer un titre en Moto2, au-delà de la victoire, ça rajoute une vraie valeur pour les teams de MotoGP. Ça prouve une constance, etc. Il a passé un gros cap et il sera là cette année. On ne peut pas dire qu’il lui manque quelque chose. Il poursuit un processus normal d’évolution, on va dire.

Dans quelle équipe pourrait-il signer en MotoGP ?

Quand je parle avec Seb (Sébastien Moreno. Ndlr). On se dit peut-être Honda. Mais là, Diogo Moreira s’est bien installé. Depuis qu’Éric de Seynes a repris Fantic – l’équipe actuelle de Barry – on se dit que peut-être, sa trajectoire ira plus vers Yamaha. Ce sont des discussions de comptoir, mais pourquoi pas ? Cela dit, s’il rate sa saison et qu’il ne joue pas le titre, il n’aura pas de contrat. Mais comme il est sérieux à l’entraînement, et qu’il a un vrai talent, parce qu’il est fort sur la moto, je suis confiant. Il grandit bien, même sur les 1000cc, ça va vite ces motos-là. Je pense honnêtement qu’il va bien gérer sa saison.

Partie 1 : MotoGP, Interview exclusive, Johann Zarco : « Si Márquez prenait la Honda, il serait dans le top 5. Pourquoi pas nous ? »

Partie 2 : MotoGP, Interview exclusive, Johann Zarco : « Sur certains aspects, Diogo Moreira me fait penser à Marc Márquez »

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