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Jack Miller

Jack Miller assure qu’il est concentré sur le MotoGP. L’Australien jure qu’il a « des affaires inachevées ». Jackass répète qu’il croit au projet Yamaha. Mais une phrase a suffi pour mettre le feu au paddock. « J’ai parlé avec Gigi Dall’Igna à propos du Superbike. »

Miller n’est pas naïf. Et cette phrase n’est ni une boutade, ni une confidence anodine. Quand un pilote MotoGP, sous contrat, évoque publiquement une discussion avec le patron technique de Ducati… il envoie un signal.

Cependant, immédiatement, l’Australien tente de rassurer : « j’ai encore des affaires inachevées en MotoGP. Mon objectif est d’être le meilleur pilote Yamaha. »

Mais le mal est fait. Parce qu’en MotoGP, on ne parle jamais de plan B quand le plan A est solide.

Ce n’est pas Jack Miller qui inquiète Yamaha. C’est ce que Jack Miller révèle sans le vouloir.

La marque d’Iwata lance un V4 expérimental, mise sur 2027, promet beaucoup… mais ne garantit rien. Et dans ce flou, les pilotes font ce que font toujours les pilotes intelligents : ils se couvrent.

Miller le sait. Il l’admet à demi-mot : « en MotoGP, tout peut changer très vite. » Personne n’est à l’abri.

Impossible de lire cette sortie sans penser à Toprak Razgatlioglu. Le triple champion du monde Superbike débarque chez Pramac-Yamaha avec un statut clair : star, leader, projet d’avenir. Miller le reconnaît lui-même : « Toprak est un pilote incroyable. Il va élever le niveau. C’est un gars génial, un pilote vraiment exceptionnel, et encore meilleur. C’est très bien qu’il fasse maintenant partie de notre championnat, et c’est encore mieux de l’avoir dans l’équipe. »

Mais derrière le compliment se cache une réalité brutale : Toprak n’arrive pas pour apprendre, il n’arrive pas pour observer, il arrive pour prendre de la place.

Et quand un pilote MotoGP commence à parler Superbike au moment précis où Toprak entre dans l’équation, ce n’est jamais un hasard.

Jack Miller

Jack Miller : « je veux être là pour les changements de 2027 »

Alors, pourquoi Dall’Igna ? Pourquoi maintenant ? Parce que Ducati Superbike, aujourd’hui, c’est une moto gagnante, une structure solide, une exposition mondiale, une sortie par le haut pour les pilotes MotoGP en fin de cycle.

Miller le sait. Et il ne s’en cache qu’à moitié : « le Superbike est une option très intéressante. J’en ai aussi parlé avec Gigi. Si je n’avais plus de chance en MotoGP, et si je voulais toujours continuer à courir… mais pour l’instant, je ne pense pas que je vais arrêter. »

Si la Ducati SBK est néanmoins une porte ouverte, Jack Miller ne ferme pas pour autant celle du MotoGP : « pour moi, l’objectif réaliste, ou le plus simple à atteindre pour l’instant, est d’essayer d’être le meilleur des Yamaha. Pour ça, avec le calibre des pilotes que nous avons, il faudra que je sois en bonne forme par rapport aux autres. »

« Je crois en Yamaha. Je veux réussir ici » ajoute-t-il avant d’en venir à cet essentiel : « j’espère que mes résultats parleront d’eux-mêmes et que la prolongation arrivera un peu plus tôt cette année, car je veux être là pour les changements de 2027. »

Jack Miller ne trahit personne. Il fait ce que font tous les pilotes expérimentés dans un paddock devenu impitoyable : il anticipe. Parler de Ducati Superbike aujourd’hui, ce n’est pas abandonner le MotoGP. C’est refuser d’être pris au piège d’un projet incertain.

Et si Yamaha ne transforme pas rapidement ses promesses en performances, Miller ne sera ni le premier, ni le dernier, à regarder ailleurs.

Jack Miller

 

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