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Jorge Lorenzo

Triple champion du monde MotoGP, retraité depuis 2019, investisseur, podcasteur, pilote en Porsche Supercup… Jorge Lorenzo semblait avoir tourné la page du MotoGP. Et pourtant, en 2026, le Majorquin est de retour à plein temps dans le paddock. Non pas en combinaison, mais dans un rôle inattendu : entraîneur de performance de Maverick Viñales. Une collaboration qui le surprend lui-même.

Jorge Lorenzo ne cache pas son enthousiasme. Sur le site officiel du MotoGP, il confie : « j’y prends énormément de plaisir, bien plus que je ne l’aurais imaginé. »

L’aveu est fort. Lui qui a tout gagné avec Yamaha puis Ducati, qui a quitté la scène au sommet de son exigence personnelle, ne pensait pas retrouver une telle intensité émotionnelle hors de la piste.

« Je savais que j’aimais partager mes connaissances dans d’autres domaines avec mes amis. »

Mais transmettre l’essence même de son métier, celui qui a façonné trois décennies de sa vie, a réveillé quelque chose de plus profond.

« Mais je ne m’attendais pas à prendre autant de plaisir à enseigner ce que j’aime le plus, ce qui a été mon métier ces 30 dernières années : le monde de la moto. »

Le travail avec Viñales n’a rien d’anecdotique. Lorenzo parle de journées pleines, d’un investissement total.

« J’ai compris à quel point j’aimais ça. Alors, pour moi, travailler aussi dur sept, huit, neuf heures par jour avec Maverick n’est pas une corvée ; c’est un plaisir. »

Le triple champion s’est impliqué dans des programmes d’entraînement poussés, aussi bien physiques que mentaux, pour préparer le pilote Tech3 à une saison charnière. Il ne s’agit pas seulement de donner des conseils dans le box : Lorenzo s’immerge dans le quotidien de son protégé. Il qualifie même cette nouvelle mission de : « travail parfait ».

Jorge Lorenzo

Jorge Lorenzo, « j’adore être dans le paddock et je ne risque pas ma vie sur la piste »

Après sa retraite fin 2019, Lorenzo savourait une vie plus douce. Il le reconnaît sans détour.

« Je ne peux pas dire que je n’aimais pas ça avant, car, honnêtement, une fois à la retraite, j’aimais tellement voyager, profiter du soleil, avoir du temps libre, me réveiller tard et mener une vie paisible. »

Il avait trouvé des défis ailleurs : investissements, automobile, podcast MotoGP sur YouTube, interventions télévisées pour DAZN. Mais rien ne remplaçait l’adrénaline du paddock.

« Mais je pense qu’il est très important dans la vie d’avoir des défis. Je l’ai un peu trouvé dans l’investissement, je l’ai trouvé dans la compétition automobile. Je l’ai fait avec un podcast sur YouTube où je parlais de MotoGP. Mais ce n’est pas pareil. »

La nuance est capitale. Commenter ou analyser n’équivaut pas à façonner un pilote au quotidien.

Lorenzo a retrouvé l’odeur du carburant, l’électricité des week-ends de course. Mais avec une différence fondamentale : il n’est plus celui qui chute à 300 km/h.

« J’adore être dans le paddock, et si je peux vivre ce processus en aidant Maverick, c’est fantastique. Je n’ai pas besoin de trouver des sponsors comme un directeur d’équipe, je ne risque pas ma vie sur la piste. »

Il avoue toutefois que l’émotion reste intacte. « J’ai toujours le trac quand je vois Maverick sur la moto, mais je ne prends plus de risques. Du coup, je pense que c’est un travail parfait. »

Pour Lorenzo, ce rôle dépasse le simple accompagnement technique. Il s’agit d’un prolongement naturel de son obsession du détail, de sa rigueur presque chirurgicale qui l’a conduit aux sommets.

En aidant Viñales, il transmet plus qu’une méthode : il transmet une mentalité. Et peut-être, au passage, il redécouvre lui-même ce qui l’a rendu exceptionnel. Le champion est parti. Le mentor est né.

Jorge Lorenzo, essai de Sepang 2026

 

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