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Jorge Martin

Deux opérations. Des semaines de doute. Un test manqué à Sepang. Et maintenant, le retour. Jorge Martin s’est présenté à Buriram avec une épaule et une main encore en reconstruction musculaire, mais avec une certitude : les os sont consolidés, la douleur est sous contrôle, et l’envie est intacte. Le champion du monde 2024 remonte sur une MotoGP avec lucidité… et ambition.

Son diagnostic sur moto.it est précis, presque clinique : « peut-être à 90 %. Mes os sont complètement guéris. Il me reste à travailler la mobilité et la force. »

Après Valence, la douleur persistait. Direction Madrid pour un second avis médical. Verdict : opération nécessaire. Double intervention, à la main et à l’épaule, dès la semaine suivant le Grand Prix.

Il espérait encore participer aux essais de Sepang. Mais quelques jours avant le départ, la réalité s’impose : impossible. « J’étais vraiment à bout de forces. »

Deux semaines supplémentaires d’attente. Puis le feu vert médical. Et enfin, l’entraînement en Espagne, sur le circuit d’Aspar. « Il semblerait que je n’aie pas oublié comment piloter une moto. »

La phrase est légère. Le contexte ne l’était pas.

Martin voit dans le circuit thaïlandais un allié : « c’est l’un des meilleurs circuits pour reprendre, avec beaucoup de virages à droite. Ça m’aidera à retrouver la forme. »

Il sait que deux journées d’essais MotoGP ne pardonnent rien physiquement. La vraie question n’est pas la vitesse. C’est la réaction du corps après 100 tours.

Contrairement à Marco Bezzecchi, qui a roulé et développé, Martin ne veut pas brûler les étapes.

« Ce serait absurde de revenir et de me lancer directement dans le développement. Ce serait inutile pour moi comme pour le constructeur. »

Jorge Martin

Jorge Martin change d’équipe médicale : « Barcelone a été la référence. Mais pour moi, le moment est venu de changer »

Priorité : reprendre le rythme, comprendre le nouveau carénage, assimiler les évolutions déjà intégrées à la moto de base. Le message est clair : d’abord le pilote, ensuite la technique.

Autre déclaration lourde de sens : Jorge Martin ne retournera pas à Barcelone pour ses soins. « Pendant de nombreuses années, Barcelone a été la référence. Mais pour moi, le moment est venu de changer. »

Une phrase qui résonne dans un paddock historiquement lié à certains centres médicaux catalans. Le champion 2024 choisit désormais d’autres médecins, d’autres méthodes. Discret. Mais symbolique.

Sur le plan sportif, la disparition de Phillip Island du calendrier l’attriste : « c’est le plus beau circuit du calendrier, mon préféré. »

Mais fidèle à son tempérament, il voit aussi l’opportunité : « j’aime découvrir de nouveaux circuits. Je prends généralement un bon départ sur les tracés inédits. » Tradition contre nouveauté. Nostalgie contre excitation.

Le circuit à ne jamais supprimer ? La réponse fuse : Lombok. « Si on supprimait ce circuit, je serais vraiment, vraiment en colère. »

Le soleil, l’ambiance, l’expérience globale du week-end… Pour Martin, le MotoGP ne se résume pas à l’asphalte. Il inclut le lieu, l’énergie, l’atmosphère.

Et maintenant ? À 90 %, Martin revient sans arrogance mais sans prudence excessive. Les os sont solides. Le mental aussi.

Reste à voir si, après deux jours intenses en Thaïlande, son corps confirmera ce que son regard laisse déjà deviner : le champion est prêt à redevenir un acteur majeur. Et dans un MotoGP qui s’accélère, son retour tombe au moment parfait.

MotoGP 2026. Jorge Martin reçoit l'autorisation médicale et pourra participer à la course en Thaïlande.

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