La saison 2026 n’a même pas encore commencé que le marché 2027–2031 agite déjà le paddock. Et chez KTM via Pit Beirer, le message est limpide : garder Tech3 est la priorité absolue.
Le patron de KTM Motorsport, Pit Beirer, ne tourne pas autour du pot. Alors que Guenther Steiner a pris officiellement les rênes de Tech3 après le départ d’Hervé Poncharal, qui a vendu l’équipe pour 20 millions d’euros à un consortium mené par Steiner, l’avenir du partenariat avec KTM est désormais au centre des discussions.
Et pour Beirer, il n’y a pas d’ambiguïté. « Absolument, c’est la priorité numéro un. »
Le problème n’est pas sportif. Il est contractuel. À l’heure actuelle, aucun constructeur n’a encore signé son engagement avec Dorna Sports pour le nouveau cycle 2027-2031. Tant que cette base n’est pas sécurisée, personne ne peut verrouiller officiellement une équipe satellite.
« Pour le moment, aucun constructeur n’a de contrat avec Dorna pour 2027. Voilà pourquoi personne ne conclut d’accord avec une équipe satellite tant que la situation contractuelle n’est pas claire. »
Autrement dit : pas de signature tant que le cadre global n’est pas fixé. Mais sur le fond, l’intention est claire. Steiner veut rester. KTM veut garder Tech3.
« J’ai parlé avec Guenther Steiner la semaine dernière, il était en Autriche, et il souhaite rester avec nous. Nous voulons qu’ils restent avec nous. Nous y travaillons. »
Sur crash.net, Beirer reste toutefois lucide sur la mécanique du marché. « Pour finir, c’est le libre marché. Quand les contrats arrivent à échéance, il est normal que tout le monde discute avec tout le monde. »

Pit Beirer : « il faut quatre motos. C’est un nombre parfait »
Sous-entendu : si d’autres constructeurs frappent à la porte, ce sera le jeu.
Mais il y a aussi une dimension politique. Selon Beirer, Dorna ne souhaite pas voir un déséquilibre apparaître dans la grille, avec un constructeur surreprésenté et un autre réduit à une seule équipe.
« J’ai également compris, de la part de Dorna, que leur intérêt principal est qu’aucun constructeur n’ait plus d’équipes et qu’un seul finisse par en avoir une. Pour le championnat, il serait préférable que tout reste stable comme aujourd’hui. »
La stabilité, c’est le mot-clé. Et pour KTM, cette stabilité passe par quatre motos en piste. « Nous voulons une équipe satellite. Je pense que c’est un projet MotoGP parfait. Il faut quatre motos. C’est un nombre parfait. »
Le message est presque stratégique : KTM ne veut pas devenir un constructeur à deux machines, isolé face aux armadas concurrentes. Quatre motos, c’est plus de données, plus de développement, plus de chances de jouer le titre, surtout à l’approche de la révolution 850 cc de 2027.En clair : le duo KTM–Tech3 n’est pas qu’un partenariat. C’est un pilier du projet.
Reste maintenant à voir si les négociations globales avec Dorna débloqueront la situation rapidement… ou si le marché 2027 deviendra le nouveau terrain de bataille politique du MotoGP.
































