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Le début de saison 2026 du MotoGP a réservé une surprise : KTM Factory Racing s’est immédiatement installé aux avant-postes. Une performance qui n’est pas le fruit du hasard. Derrière la compétitivité de la RC16 se cache en réalité un choix technique audacieux : accepter de perdre de la vitesse de pointe pour gagner en efficacité globale. Un pari assumé par le directeur technique de KTM, Sebastian Risse.

La première manche à Buriram a propulsé KTM au sommet du championnat. Pedro Acosta a pris la tête du classement pilotes grâce à : une victoire lors du Sprint, une deuxième place au Grand Prix de Thaïlande.

Son coéquipier Brad Binder a également montré une solide régularité en terminant sixième puis septième, après être remonté depuis la onzième position dans les deux courses.

Le scénario de Buriram a aussi joué en faveur de KTM : l’abandon de Marc Marquez en Grand Prix après une crevaison, la chute de Marco Bezzecchi alors qu’il menait le Sprint.

Résultat : KTM s’est retrouvé en tête des classements pilotes et équipes dès la première course.

Le Sprint de Buriram restera aussi marqué par un duel intense entre Acosta et Marquez. L’Espagnol de KTM n’a pris la tête qu’au dernier virage du dernier tour, après une pénalité infligée au pilote Ducati pour l’avoir forcé à élargir sa trajectoire dans l’avant-dernier tour. Une victoire que le jeune prodige lui-même n’a pas pleinement savourée.

La stratégie technique de KTM : le chrono avant tout

Derrière ce début de saison réussi, la philosophie technique de KTM est claire : priorité au temps au tour global. Sebastian Risse explique sur Speedweek que la direction du développement a été fixée dès l’été 2025.

« Nous avons franchi de nombreuses petites étapes. Aux alentours de la pause estivale de 2025, nous avons défini une direction et nous l’avons poursuivie avec constance. »

Et l’objectif n’était pas de résoudre un problème particulier comme l’usure des pneus.

« Cela paraît très simple, mais l’objectif est toujours de rendre la moto plus rapide. L’accent a toujours été mis sur l’amélioration des temps au tour, et non sur l’usure des pneus. »

Pour atteindre cet objectif, KTM a fait un choix technique important.

« De fil en aiguille, il existe de nombreuses façons de gagner en vitesse. L’une d’elles consiste à maintenir une vitesse plus élevée en ligne droite, à réduire quelque peu les pics de puissance et à sacrifier également une partie de la vitesse de pointe. »

Autrement dit : moins de puissance brutale…mais une moto plus facile à exploiter sur l’ensemble d’un tour.

Les données de vitesse de pointe au Grand Prix de Thaïlande illustrent parfaitement cette orientation.

La KTM la plus rapide en ligne droite, pilotée par Enea Bastianini pour Tech3, a atteint 342,8 km/h, seulement cinquième meilleure vitesse du week-end.

Les Aprilia dominaient cette statistique : Jorge Martin et Bezzecchi : 345 km/h, Francesco Bagnaia : 345 km/h, Ai Ogura : 343,9 km/h. Même Johann Zarco a atteint la même vitesse que Bastianini avec sa Honda.

Du côté des pilotes officiels KTM : Acosta : 341,7 km/h (8e), Binder : 339,6 km/h. Ces chiffres pourraient donner l’impression que KTM est en retrait. Mais sur la piste, la réalité est différente.

En privilégiant : la maniabilité, la stabilité, et l’efficacité globale sur un tour, la RC16 semble capable de compenser son déficit de vitesse de pointe.

Et avec un pilote aussi explosif que Pedro Acosta, ce pari technique pourrait bien devenir l’une des clés de la saison MotoGP 2026.

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