De toute évidence, le MotoGP va se rapprocher de la Formule 1 dans les années à venir. C’est inévitable, et c’est désormais revendiqué par les acteurs principaux du championnat MotoGP, dont Carmelo Ezpeleta, boss de DORNA Sports. Liberty Media, qui veut faire évoluer le sport, s’intéresse à d’autres circuits : on sait, par exemple, que des possibilités de rouler en ville sont désormais sérieusement étudiées, mais aujourd’hui, il est question d’un autre tracé que le MotoGP avait déjà essayé de séduire par le passé.
Ce complexe n’est autre que le Yas Marina Circuit, situé à Abou Dhabi aux Émirats arabes unis. Les fans de Formule 1 le connaissent comme le fond de leur poche, puisqu’il a l’honneur d’accueillir la catégorie reine des sports mécaniques depuis 2009. À de très nombreuses reprises, il était placé à la toute fin du championnat, en dernière manche, comme Valence pour nous. En 2025, par exemple, c’est ici que s’est joué le championnat du monde entre Lando Norris et Max Verstappen.
The same spirit that fuels our nation fuels every moment on our track.
Happy UAE Flag Day! 🇦🇪#YasMarinaCircuit pic.twitter.com/ZGtnzDSjBn
— Yas Marina Circuit (@ymcofficial) November 3, 2025
Carmelo Ezpeleta, il y a un petit moment, avait déjà essayé d’y faire rouler le MotoGP. « Il y a des années, nous avons visité le circuit d’Abou Dhabi car Dorna souhaitait y organiser un Grand Prix. Lors de l’inspection, à laquelle ont assisté Carmelo Ezpeleta, moi-même et quatre pilotes de la Commission de sécurité, nous avons trouvé une solution possible » expliquait Franco Uncini, champion 500cc 1982 et responsable de la sécurité pour la FIM jusqu’en 2022 au média italien GPOne.
À l’époque, ça n’avait pas pu se faire, car les deux milieux étaient bien trop séparés. Une frontière qui, « grâce » à Liberty Media, n’existe plus. « La FIA était d’un côté et la FIM de l’autre. J’ai beaucoup œuvré pour rapprocher les deux fédérations, mais le monde automobile n’était pas prêt à faire certaines concessions pour les motos. Aujourd’hui, il est plus facile d’organiser certaines choses car la Formule 1 et le MotoGP appartiennent à la même entité. Ce serait spectaculaire de voir le MotoGP dans un tel cadre, mais Abou Dhabi aurait besoin de zones de dégagement adéquates. À l’époque, la FIA ne voulait pas l’adapter, même partiellement. Nous n’avons pas demandé la construction de bacs à gravier partout, peut-être un tiers d’asphalte et deux tiers de gravier. Ce n’était pas possible alors, mais pourquoi pas maintenant ? » concluait-il. Cela trahit forcément l’intérêt actuel de Liberty Media envers ce circuit.
Que penseriez-vous d’un Grand Prix d’Abou Dhabi en MotoGP ? Dites-le-nous en commentaires !
































