La trajectoire d’un pilote ne suit jamais une ligne droite. Pour Albert Arenas, ce principe s’est transformé en une réalité concrète qui l’a mené de la Moto2 au Supersport en seulement deux ans. Un changement rapide, intense… et soigneusement réfléchi. Dans une interview révélatrice pour GPOne, le pilote espagnol, ancien espoir du Moto2, partage avec franchise les raisons qui l’ont poussé à tracer ce chemin atypique. L’Espagnol de 29 ans balance une phrase explosive : « Dans 2 ans, vous saurez pourquoi ça s’est terminé avec Gresini« . Il tease ainsi une future révélation croustillante sur les coulisses de son départ !
Albert Arenas explique son abandon du Moto2 : « je ne voulais pas être un numéro. Je pourrais aussi être resté en Moto2, mais je ne veux pas seulement faire de la figuration. » Le champion du monde de Moto3 2020 a pris une décision radicale en tournant la page sur le Mondial pour se lancer dans un nouveau projet en Championnat du Monde Supersport.
Alors que le championnat du monde de vitesse MotoGP a tourné la page de l’année 2025, Albert Arenas, lui, a déjà entamé une nouvelle vie. L’Espagnol de 24 ans a fait un choix courageux en quittant le paddock MotoGP à la fin de la saison. Après des résultats en demi-teinte en Moto2, il redémarre sa carrière dans le Championnat du Monde Supersport, où il pilotera une Yamaha R9 pour le team AS Racing en 2026.
Dans une interview exclusive à GPOne, le pilote livre les raisons de ce changement de cap majeur, évoquant un manque d’opportunités, la volonté de ne pas être « un numéro » et son espoir de suivre la voie tracée par des succès comme celui de Nicolò Bulega.
Une décision pour relancer sa carrière, pas une fin
La transition d’Arenas vers le Supersport n’est pas une retraite, mais un changement stratégique pour retrouver une place de leader et un projet motivant.
Il explique avoir reçu une « offre importante avec un projet et un contrat » dans le nouveau paddock, ce qui a fait pencher la balance.
Le team Motocorsa, une structure de premier plan en Superbike, l’avait également approché. Arenas a finalement opté pour Yamaha et le team AS Racing, séduit par « un plan structuré plein de détails importants ».
Il aborde cette nouvelle aventure avec enthousiasme et humilité, reconnaissant que tout sera à découvrir. Il cite des rivaux redoutables comme Can Öncü, Dominique Aegerter ou Jaume Masia.

Le passage en Supersport d’Albert Arenas : « l’effet Bulega »
Malgré un titre mondial en Moto3, Arenas n’a jamais réussi à s’imposer durablement en Moto2. Il analyse avec lucidité les raisons de cette stagnation.
« La course n’est pas seulement une question de vitesse, mais de capacité à développer ce talent. » Il admet avoir « peut-être fait des erreurs ou pris de mauvaises décisions » au cours de sa carrière.
Il identifie 2023 comme une saison clé qu’il n’a pas su exploiter : « j’aurais dû exploser, mais je n’ai pas réussi à tout mettre ensemble, en termes de mentalité et d’équipe. »
Interrogé sur la fin de son aventure avec le team Gresini, dirigé par Nadia Padovani, Arenas reste évasif mais reconnaissant. « Elle était désolée… Je lui suis toujours très reconnaissant », dit-il, ajoutant de manière énigmatique : « Peut-être que dans 2-3 ans, je pourrai l’expliquer. Pour l’instant, je préfère me concentrer sur le nouveau défi. »
Ce passage en Supersport n’est pas une fin en soi, mais une étape dans un plan plus large. Arenas voit dans ce changement un risque à prendre, s’inspirant du parcours réussi comme Toprak Razgatlioglu ou encore Nicolò Bulega, champion Supersport 2023 avec Ducati, puis brillant rookie en Superbike et maintenant intégré dans le projet Desmosedici.
Son plan est transparent : performer en Supersport pour ensuite viser le Championnat du Monde Superbike. Il a déjà eu un bon feeling avec une moto de Superbike lors d’essais privés à Suzuka, ce qui a confirmé son choix.
Le pari d’Albert Arenas est audacieux. En quittant la voie royale du GP pour le monde des Superbikes, il cherche à reprendre le contrôle de sa carrière et à retrouver le goût de la victoire. Son parcours rappelle que les chemins du succès en sport moto sont multiples, et que parfois, un pas de côté peut être la meilleure façon d’avancer.
































