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Marc Marquez

Le contraste est brutal. Quelques semaines après un abandon frustrant en Thaïlande, Marc Marquez arrive au Brésil avec une mission simple en apparence : marquer des points. Mais en coulisses, le discours est beaucoup moins rassurant. Même chez Ducati, on admet que ce week-end pourrait ne pas lui convenir…

Officiellement, Marc Marquez a eu trois semaines pour récupérer. Officieusement, le doute persiste.

Sa blessure à l’épaule droite, héritée de Mandalika, continue de peser. Et dans un championnat aussi exigeant physiquement que le MotoGP, la moindre limite devient un handicap immédiat.

Le problème n’est pas seulement la douleur. C’est la capacité à exploiter la moto à 100 %… tour après tour.

Le tracé brésilien n’a rien d’anodin. Neuf virages à droite. Et c’est précisément là que le bât blesse.

Depuis sa lourde blessure au bras en 2020, Marquez reste moins dominant dans ce type d’enchaînements. Une faiblesse relative… mais suffisante pour faire la différence au plus haut niveau.

Marc Marquez

Chez Ducati on dit … « Ce n’est peut-être pas un circuit où Marc Marquez sera au sommet de sa forme »

Un membre du clan Ducati l’a reconnu sans détour : « ce n’est peut-être pas un circuit où Marc sera au sommet de sa forme. » Un aveu rare. Et révélateur. Et pourtant… impossible de l’écarter.

Car comme le rappelle Jack Appleyard, il existe une constante presque irrationnelle :

« Quand il faut s’adapter rapidement à un nouveau circuit, celui qui surpasse les autres, c’est Marc Marquez. »

C’est toute la contradiction du moment. Un pilote physiquement limité. Un circuit qui ne lui correspond pas. Une moto qui a souffert face à Aprilia … mais un compétiteur capable de renverser n’importe quel scénario en quelques tours.

Le signal envoyé en Thaïlande est clair : Marco Bezzecchi et Aprilia ne sont plus des outsiders. Ducati a été battu à la régulière. Et Marquez, avant même son abandon, n’avait pas la mainmise totale sur la course. Autrement dit : même sans incident, la victoire n’était pas acquise.

Au-delà du week-end brésilien, une autre interrogation s’installe. Et elle dérange : est-ce le début de la fin ?

À 33 ans, Marquez entre dans une phase charnière. Lui-même l’a reconnu : il ne se voit pas courir jusqu’à 40 ans, contrairement à Valentino Rossi. Son contrat se termine en 2026. Et il privilégie un engagement court.

Pourquoi ? Parce-que les blessures s’accumulent. Parce que les risques sont réels. Et parce qu’une nouvelle génération arrive.

Avec un nom qui revient avec insistance : Pedro Acosta. Certains, comme Alex Barros, vont plus loin : Marquez pourrait choisir de partir avant d’avoir à affronter frontalement ce nouveau rival chez Ducati.

Le Grand Prix du Brésil n’est pas une course comme les autres pour Marquez. C’est un test. Un vrai. Un test physique, face à un circuit exigeant. Un test sportif, face à une concurrence qui s’intensifie. Un test symbolique, sur sa capacité à rester au sommet.

Et si, pour la première fois, les doutes internes de Ducati se confirmaient en piste… alors la saison 2026 pourrait prendre une tournure bien plus ouverte que prévu.

Marc Marquez

 

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