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Marquez

Marc Marquez n’est plus seulement un champion revenu d’entre les blessures. Il est redevenu une menace historique. Depuis son arrivée chez Ducati, l’Espagnol a retrouvé quelque chose qu’on pensait perdu : la constance d’un patron. La fin des années Honda appartiennent désormais au passé. La reconstruction est terminée. Le pilote est de nouveau au centre du jeu, et le marché 2027 tourne autour de lui.

Sa prolongation chez Ducati semble n’être qu’une question de calendrier. Et si elle se confirme, la perspective devient vertigineuse : plus il restera en rouge, plus les records de Valentino Rossi cesseront d’être intouchables.

Même une partie des tifosis, autrefois farouchement hostiles, a évolué. Les huées n’ont pas totalement disparu, mais elles ont perdu leur violence. Le succès change la mémoire collective.

Les premiers indicateurs techniques de la moto 2026 sont prometteurs. Mais le talent ne suffit pas : il faudra terminer les courses, rester en bonne santé, maîtriser les risques. Après sa blessure à la clavicule, chaque chute compte double. Marc Marquez le sait. Et surtout, il a changé.

Contrairement à ses années de jeunesse explosive, il préfère aujourd’hui travailler dans l’ombre. Il protège son équipe, évite les polémiques publiques, règle les tensions en interne. Cette posture renforce son autorité naturelle au sein du box Ducati. Mais ce contrôle n’a pas toujours existé.

Enraged Rossi Claims Marquez Has “destroyed our sport”

Argentine 2018 : le jour où tout a basculé pour Marc Marquez

Il y a huit ans, Marc Marquez était encore dans sa phase instinctive. Lors du Grand Prix d’Argentine 2018, il a vécu l’un des week-ends les plus chaotiques de sa carrière. Collisions, pénalités, tensions avec Rossi… et une 18e place finale indigne de son talent.

Sur le moment, il n’a rien concédé. Avec le recul, il a admis ses torts.

« Ce jour-là, j’étais beaucoup plus rapide que tout le monde et je n’avais aucune patience pour doubler. J’ai créé des situations dangereuses et j’en ai payé le prix. J’ai commis des erreurs et j’en ai tiré des leçons. »

Ce constat résume l’évolution du pilote. En 2018, il apprenait encore à canaliser sa vitesse. En 2019, il livrait sans doute la saison la plus parfaite de l’histoire moderne du MotoGP. Deux abandons seulement, quasiment aucun faux pas, une domination méthodique. La maturité était née.

Aujourd’hui, la nouvelle réglementation se profile. Beaucoup verront 2027 comme une remise à zéro technique. Pour Marquez, ce pourrait être l’occasion d’asseoir définitivement son héritage.

S’il reste chez Ducati, il aura la meilleure plateforme technique de la grille. Et surtout, il aura appris à gérer les week-ends avec patience là où l’Argentine 2018 avait montré ses limites.

Le paradoxe est fascinant : c’est précisément l’excès d’agressivité qui l’a transformé en champion total.

Rossi reste la référence symbolique. Ses records tiennent encore. Mais le temps joue pour Marquez. Il n’a plus besoin de prouver qu’il est rapide. Il doit prouver qu’il peut durer.

S’il enchaîne encore deux ou trois saisons pleines chez Ducati, la question ne sera plus « fait-il partie des plus grands ? », mais « est-il le plus grand ? ». Et la différence entre ces deux formulations est immense.

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