pub

Marc Marquez s’apprête à faire son retour en MotoGP au début de la saison 2026. Mais cette fois, le défi ne se limite pas à la vitesse ou au pilotage. La vraie bataille se jouera dans la gestion, de son corps, de son calendrier et de son irrépressible envie de rouler.

L’Espagnol sort d’une blessure lourde à l’épaule droite, survenue lors du Grand Prix d’Indonésie 2025 après un contact avec Marco Bezzecchi (Aprilia). Un coup dur majeur pour Ducati, qui a vu son titre célébré dans l’euphorie… avant de basculer brutalement dans l’inquiétude.

Opéré rapidement en Espagne, Marquez a dû entamer une nouvelle convalescence longue et exigeante. Il n’a même pas tenté de revenir pour les essais post-saison de Valence, pourtant cruciaux pour préparer l’année suivante. Un choix fort, révélateur d’un changement d’approche.

Ducati, de son côté, temporise. Une décision sur l’avenir de Marquez sera prise après le lancement officiel de la GP26, même si personne ne doute réellement de la volonté des deux parties de poursuivre ensemble jusqu’en 2027.

Davide Tardozzi l’a confirmé : les discussions contractuelles reprendront « bientôt ». Ducati sait ce qu’elle a entre les mains, mais ne veut plus brûler les étapes.

Marc Marquez

Marc Marquez à Portimão avec la famille Ducati ? Non merci

Un autre signal fort est venu récemment : Marc Marquez n’a “aucune intention” de participer aux essais Ducati prévus à Portimão, même si sa présence sur place n’est pas exclue. Une information confirmée par Motorsport.com Italia.

Pourtant, l’occasion était tentante : Ducati y organise un test impliquant également le Superbike. Mais Marquez a choisi la prudence. Objectif clair : arriver à Sepang le 3 février en pleine possession de ses moyens, sans compromis inutile.

Ce choix est loin d’être anodin. Portimão est un circuit réputé pour sa dangerosité, théâtre de chutes spectaculaires au fil des années. Et l’histoire récente a rappelé que les accidents à l’entraînement peuvent coûter très cher, comme Jorge Martin en a fait l’amère expérience en 2025 en tentant de revenir trop vite.

À 32 ans, Marc Marquez n’est plus dans une course contre le temps immédiate, mais contre l’usure de son corps. Le potentiel est toujours là pour aller chercher plusieurs titres supplémentaires — à condition de rester sur la moto.

Depuis son arrivée chez Ducati, son taux de chutes a nettement diminué. Il n’a manqué ses premières courses en deux ans qu’à la suite d’un accident provoqué par un autre pilote. Mais cette fois, le danger ne vient pas de la compétition : il vient de la précipitation.

Revenir trop tôt, ou multiplier les risques inutiles sans être à 100 %, pourrait entraîner des dommages irréversibles. Marquez le sait. Et c’est précisément pour cela qu’il accepte, enfin, d’être freiné.

Marc Marquez reste Marc Marquez : instinctif, affamé, incapable de lever le pied naturellement. Mais en 2026, son plus grand adversaire ne sera ni Bagnaia, ni Ducati, ni Aprilia. Ce sera lui-même.

S’il parvient à canaliser son envie de rouler, à respecter son corps et à gérer intelligemment sa charge de travail, alors il restera un candidat crédible au titre. Dans le cas contraire, la saison MotoGP pourrait basculer avant même le premier Grand Prix.

Pour la première fois depuis longtemps, la prudence est devenue une arme stratégique pour Marc Marquez. Et peut-être la plus importante de toutes.

 

 

 

Tous les articles sur les Pilotes : Marc Marquez

Tous les articles sur les Teams : Ducati Team