Marc Marquez a donc officiellement remis les roues sur l’asphalte. Après une convalescence éprouvante consécutive à sa blessure de 2025, le champion du monde MotoGP a repris le guidon la semaine dernière lors d’essais privés sur le circuit Aspar de Valence, au guidon d’une Ducati Panigale V2 spécialement adaptée. Une étape clé, symbolique autant que technique, dans la reconstruction du pilote espagnol.
L’objectif était clair : retrouver les sensations, sans brûler les étapes, avant de replonger dans l’univers brutal du MotoGP. De l’avis général, la journée s’est déroulée conformément au plan établi par Ducati. Marquez a roulé, testé, évalué… et surtout, validé physiquement son retour.
Cette séance a toutefois été assombrie par la violente chute de Fermin Aldeguer. Le pilote Gresini a été opéré avec succès d’une fracture du fémur gauche, mais son indisponibilité reste pour l’instant indéterminée.
Présent à Valence, Michele Pirro, pilote d’essai Ducati, n’a laissé planer aucun doute sur l’état du champion.
Après sa fracture de l’épaule droite survenue en Indonésie, blessure qui l’avait contraint à manquer les quatre dernières courses de la saison 2025, Marquez a franchi un cap décisif.
Le message est limpide : Marc va bien, et surtout, il est de nouveau capable d’enchaîner les tours sans appréhension majeure.

Sepang confirmé : le scénario noir écarté, Marc Marquez avance, Ducati respire
C’est l’information clé de ce retour progressif. Selon La Gazzetta dello Sport, Marc Marquez aurait désormais « exclu » la possibilité de manquer les essais de présaison à Sepang, programmés du 3 au 5 février.
Ces dernières semaines, les interrogations étaient pourtant nombreuses. Certains craignaient un scénario à haut risque : un Marquez absent en Malaisie, contraint de revenir directement pour la première course en Thaïlande sans véritable préparation.
Ces craintes semblent désormais dissipées. Il y avait eu « des spéculations » sur une absence à Sepang, mais la réponse est venue sur la piste.
Pour mettre toutes les chances de son côté, Marc Marquez a sacrifié ses vacances, se consacrant exclusivement à sa rééducation. Un choix révélateur de son état d’esprit : le titre 2026 ne se défendra pas à moitié.
Avant de retrouver la GP26 officielle, le programme reste chargé. Ducati a loué le circuit de Portimão, où Marquez pourrait participer à des essais mêlant pilotes MotoGP et WorldSBK de la marque, si son état physique le permet.
Chaque sortie est pensée comme une brique supplémentaire vers un retour à 100 %, sans précipitation mais sans complaisance non plus.
En toile de fond, un autre dossier avance : son avenir contractuel. Le contrat de Marc Marquez arrive à échéance en 2026, et Ducati souhaite naturellement sécuriser son champion en titre au plus vite.
Mais la rumeur enfle déjà : Honda surveille attentivement la situation en vue de 2027. Un retour du prodige espagnol chez le constructeur japonais n’est pas exclu, même si Marquez a tenu à couper court à toute lecture nostalgique. Son message reste constant : gagner, peu importe la moto.
Sans déclaration fracassante ni effet d’annonce, Marc Marquez a envoyé le signal le plus fort qui soit : il est de retour sur une moto, et il se projette déjà vers Sepang.
À 32 ans, avec un dixième titre mondial en ligne de mire, l’Espagnol démontre une nouvelle fois que sa plus grande force n’est peut-être pas son talent brut, mais sa capacité à revenir quand beaucoup l’avaient déjà enterré. Le compte à rebours est lancé.
































