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Marc Marquez

Imaginez la scène : Marc Marquez arrive à Misano avec la possibilité de décrocher son neuvième titre mondial, sur le terrain sacré de Valentino Rossi. Le circuit italien, berceau de la VR46 et bastion du « Doctor », pourrait alors devenir le théâtre d’une célébration explosive – ou d’une tension palpable selon la réaction du public.

José Luis Martinez, entraineur et homme de confiance du #93, refuse d’imaginer un accueil hostile sur les bords de l’Adriatique : « Rien, rien. Les gens sont civilisés, ils savent que c’est un sport, et surtout, que c’est une affaire de personnes. »

Pour lui, si le titre se jouait en Italie, ce serait surtout le signe que Montmelò – l’étape précédente – s’est déroulée à merveille. Bref, le problème n’est pas le lieu mais la trajectoire parfaite de Marc cette saison. Un Marquez en état de grâce… au point d’en paniquer lui-même !

Interrogé sur le doublé en Hongrie, Martinez a confié sur AS une impression étonnante : « il n’a pas beaucoup parlé de stratégie en Hongrie, mais il a tout bien compris tout au long du week-end. J’ai l’impression que même lui panique à cause de la tournure des événements et de la façon dont tout se passe pour lui. »

Un état de grâce qui inquiète jusqu’à Marc Marquez lui-même

Selon lui, Marc vit une période rare où tout fonctionne avec fluidité : la moto, la stratégie, la confiance.

« Vous savez ce qui arrive quand un pilote est en état de grâce. Ça se voit à son sourire, et aussi parce qu’il ne dit rien à l’équipe moto. Juste que tout est parfait. Quand dites-vous ça ? On voit déjà le temps qu’il a réalisé dans le dernier tour. »

Le sparring de Marc ne se fait pas d’illusions : un titre se célèbre partout, sans distinction. Mais il admet que l’Europe serait un casse-tête logistique.

« Célébrer le titre ? Logistiquement, ce serait peut-être plus pratique de le faire en Europe, avant la campagne outre-mer, mais je n’ai jamais vu ça arriver. Maintenant, si c’est le moment de le célébrer en Europe, il faudra travailler dur pour s’y préparer, mais le plus raisonnable est que ce soit hors d’Europe. »

Misano adore Rossi, et voir Marquez soulever un titre dans ce temple serait un choc symbolique. Triomphe historique pour les uns, provocation insupportable pour les autres, la scène aurait tout d’un drame shakespearien version MotoGP.

Márquez montre avec ses doigts les dix doubles qu'il a déjà marqués.

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