Massimo Rivola

Massimo Rivola est l’homme depuis lequel Aprilia a changé en MotoGP pour enfin prendre sa marche en avant et ainsi obtenir des résultats dignes du puissant groupe européen dont il fait partie : Piaggio. Engagée depuis 2015 dans la catégorie avec le projet RS-GP, ce dernier ne s’est véritablement révélé que depuis 2019 pour en arriver à cette campagne 2022 où il est l’arme d’un titre possible pour un Aleix Espargaró qui s’est mis au diapason. Ce qui est aussi une révélation.

Les observateurs du paddock en conviennent : il n’imaginait pas voir Aleix Espargaró à pareille fête dans une course au titre MotoGP, avec d’ailleurs n’importe quelle moto. Il faut dire que les statistiques de l’Espagnol ne le définissaient pas vraiment comme une terreur en mesure de devenir roi dans la catégorie reine. Car il n’avait jusque-là jamais rien gagné. Et puis il y a eu l’année 2021 où il est monté sur un podium et ce parcours 2022 où il pointe second au classement général provisoire de Fabio Quartararo avec 21 points de retard. Il compte une victoire, acquise en Argentine, la seule de sa carrière à ce niveau pour le moment, et, surtout, il a marqué lors des 11 courses disputées qui ont défini la première partie de cette saison.

Massimo Rivola se félicite d’autant plus de ces résultats car ils n’ont rien d’un accident. Ils sont en revanche le reflet d’une dynamique globale reposant sur des bases solides. Il explique cette synergie avec d’autant plus de plaisir qu’il fait le parallèle avec son ancien et prestigieux employeur en Formule 1 : Ferrari. Sur Speedweek, l’Italien révèle ainsi : « lorsque vous êtes techniquement loin derrière, vous devez trouver des moyens de combler l’écart rapidement. Et lorsque vous devez améliorer les performances, la qualité en souffre souvent. Regardez Ferrari en Formule 1, ce qui s’y passe en ce moment ». Et Aprilia fait mieux que Ferrari dans son domaine dédié : « nous sommes devenus une meilleure entreprise. Le contrôle de la qualité a également été amélioré ».

Massimo Rivola, Romano Albesiano, Aprilia Racing Team Gresini

Massimo Rivola : « Aleix Espargaró a commencé à réfléchir un peu plus et Brad Binder m’impressionne« 

Une métamorphose qui ne s’est pas faite naturellement. Il a fallu travailler pour ça. Rivola le signale ainsi : « nous avons progressé partout. Vous ne pouvez pas mentionner un seul domaine qui nous a rendus plus efficaces. Il n’y a pas non plus un seul aspect qui ressort que nous pourrions définir comme le grand tournant. Nous nous sommes progressivement améliorés dans tous les domaines ».

Un changement qui a ruisselé sur un Aleix Espargaró qui a compris que la chance de sa vie était arrivée : « il a observé la tendance selon laquelle nous devenions une meilleure entreprise et que notre moto devenait plus puissante, il a également voulu nous prouver qu’il pouvait fournir les performances souhaitées. Avant cela, la moto n’était pas prête pour les premières places. Maintenant, nous n’avons pas la meilleure moto du plateau, mais nous pouvons être devant. Cela garde Aleix calme. Aleix a commencé à réfléchir un peu plus. En conséquence, ses performances sont devenues plus constantes » raconte le directeur d’Aprilia Racing.

Le même, au passage, félicite un pilote qui l’impressionne, comme pour le sensibiliser à l’existence d’Aprilia où il serait sans aucun doute accueilli les bras ouverts… « La régularité est extrêmement importante étant donné le niveau de compétition d’aujourd’hui, des pilotes comme Brad Binder sont très impressionnants. Et il n’arrive pas seulement à la ligne d’arrivée, il est souvent là-haut avec les premiers. Au Mugello, il n’était qu’à 2 secondes du podium. Encore moins à Assen. Il m’impressionne ». Le message est passé, mais le Sud-Africain est sous contrat KTM jusqu’en 2024.

Aleix Espargaró

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