Le début de la saison 2026 a un goût amer pour Maverick Viñales. Alors qu’il affichait une confiance absolue durant l’hiver, le pilote Tech3 KTM a dû faire face à une réalité brutale lors de la manche d’ouverture à Buriram. Entre erreurs de réglages et conditions atypiques, l’Espagnol est déjà en mode « gestion de crise ».
Le début de saison 2026 du MotoGP n’a pas été à la hauteur des attentes pour Maverick Viñales. Le pilote portant le numéro 12 n’a pas cherché d’excuses après la première course en Thaïlande : les ambitions étaient élevées, mais la réalité de la piste a été beaucoup plus brutale. Le Catalan, après avoir dans un premier temps critiqué son environnement KTM, admet à présent sa responsabilité avec franchise.
« Évidemment, je n’étais pas content. J’ai travaillé tout l’hiver avec un seul objectif en tête : viser les premières places. Or, nous en étions très loin. Difficile d’être satisfait quand l’objectif était tout autre pendant la préparation, mais il est vrai que c’est une course très particulière. »
Autrement dit : les attentes étaient celles d’un prétendant aux premières positions, mais la performance réelle n’était pas au rendez-vous.
Viñales reconnaît également que le problème vient en partie de ses propres choix techniques pendant l’intersaison.

Maverick Viñales : « c’était une erreur de ma part ; j’ai choisi les mauvaises pièces »
« J’ai abordé toute la présaison dans la même direction, avec une moto dont j’étais sûr qu’elle fonctionnerait, mais finalement, ça n’a pas été le cas. C’était une erreur de ma part ; j’ai choisi les mauvaises pièces. »
Dans un championnat où chaque détail technique peut changer la hiérarchie, cette erreur de configuration a coûté cher. Mais le pilote espagnol voit aussi sur motosan une solution immédiate.
« Le point positif, c’est que je peux corriger le tir. Je peux utiliser la moto de mes coéquipiers, qui semble mieux fonctionner. » Un ajustement qui pourrait permettre un retour rapide à un niveau compétitif.
Viñales rappelle également que la manche d’ouverture en Thaïlande reste un cas très particulier dans le calendrier MotoGP.
Les conditions extrêmes de Buriram – chaleur intense et pneus très durs – ont fortement influencé la performance des motos.
« En Thaïlande, nous avons utilisé des pneus beaucoup plus durs que d’habitude. » Ces caractéristiques ont rendu la course difficile pour plusieurs pilotes.
Pour Viñales, le championnat commencera réellement lors de la tournée européenne. « Je devrais retrouver mon niveau habituel en Europe, où les pneus sont plus tendres, offrent une meilleure adhérence et les conditions de course sont plus normales. »
Sur les circuits européens, les pilotes disposent généralement de températures plus modérées, d’un grip plus constant, et de pneus plus adaptés à leur style de pilotage. Des conditions qui pourraient permettre à Viñales de retrouver sa vitesse naturelle.
Le pilote espagnol sort également d’une période difficile après une blessure qui avait lourdement perturbé sa saison précédente.
« La saison dernière ne s’est pas déroulée comme prévu à cause de ma blessure. Elle avait pourtant bien commencé, mais ma blessure m’a immobilisé pendant six mois, ce qui a été très difficile. »
L’objectif est désormais clair : reconstruire la dynamique et revenir progressivement aux avant-postes.
Maverick Viñales a donc pris ses responsabilités. Il reconnaît ses erreurs techniques. Il admet la déception du début de saison. Mais il reste convaincu que la véritable hiérarchie apparaîtra en Europe.

























