pub

Pecco Bagnaia

Il n’a pas signé le meilleur chrono absolu, mais dans les box rouges de Borgo Panigale, le sentiment est limpide : Pecco Bagnaia a rassuré tout le monde à Sepang. Et surtout, il a rassuré ceux qui comptent.

Au cœur d’un hiver où son avenir fait couler beaucoup d’encre, les cadres de Ducati n’ont pas caché leur satisfaction après la simulation de Sprint réalisée jeudi. Le directeur sportif Mauro Grassilli a été direct :

« Oui, j’ai parlé à Gigi Dall’Igna. Pecco était très content du déroulement de la journée en piste. Il s’est immédiatement senti à l’aise avec la nouvelle Desmosedici GP26. Nous sommes satisfaits de ce point de vue également. »

Dans le contexte actuel, cette phrase pèse lourd. Car chez Ducati, on ne distribue pas les compliments par habitude.

Pecco Bagnaia

Gigi Dall’Igna valide le feeling sur Pecco Bagnaia

En coulisses, le regard le plus scruté reste celui de Gigi Dall’Igna. L’ingénieur en chef, gardien du temple technique, aurait lui aussi exprimé sa satisfaction quant au pilotage de Bagnaia sur la GP26.

Ce qui plaît aux dirigeants ? Pas le chrono isolé. La constance. Sur sa simulation, Bagnaia a enchaîné cinq tours consécutifs en 1’57”7–1’57”9. Une régularité chirurgicale. Pendant que d’autres claquaient un tour spectaculaire, Pecco construisait un rythme de course. Et c’est exactement ce que Ducati voulait voir.

En interne, le mot d’ordre est clair : 2025 a été plombée par des difficultés au freinage. Bagnaia lui-même estime avoir « confirmé » les progrès réalisés sur la GP26.

Pour Ducati, c’est capital. Un Bagnaia en confiance au freinage, c’est un pilote capable de contrôler le tempo, de gérer l’usure, d’imposer son rythme, bref, de jouer le titre.

Grassilli l’a rappelé avec prudence : « c’est le premier test, il nous reste encore plusieurs jours. Nous avons une course en Malaisie, à Sepang, un circuit qui nous est favorable. Nous avons donc plusieurs atouts en notre faveur. »

Traduction : pas d’euphorie, mais un signal positif.

Ce test MotoGP était aussi un test politique. Dans un garage partagé avec Marc Marquez, chaque run est observé, analysé, comparé. Les simulations Sprint ont montré que Bagnaia pouvait tenir le rythme du multiple champion du monde, et parfois faire mieux sur la durée.

En pleine période de spéculations sur le marché 2027, la réaction des cadres Ducati sonne comme un rappel : Pecco reste un pilier du projet.

À Sepang, il n’a pas gagné un Grand Prix. Mais il a regagné quelque chose d’essentiel : la confiance de sa hiérarchie. Et chez Ducati, ça compte presque autant qu’un trophée.

Pecco Bagnaia

 

 

Tous les articles sur les Pilotes : Francesco Bagnaia

Tous les articles sur les Teams : Ducati Team