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Pedro Acosta

À l’issue de la simulation de course avant le Grand Prix de Thaïlande, Pedro Acosta n’a pas cherché à maquiller la réalité. Le pilote KTM avance, progresse, s’adapte… mais regarde aussi autour de lui. Et ce qu’il voit chez Ducati et Aprilia n’a rien d’anodin.

Le requin continue avec la nouvelle KTM RC16, et son discours tranche avec l’enthousiasme parfois explosif de l’an passé. Plus posé, plus méthodique.

Il reconnaît quelques erreurs dans sa simulation, mais se dit satisfait du comportement de la moto, notamment en virage et dans la gestion de la température des pneus, un point qui sera critique sous la chaleur thaïlandaise. L’adaptation se fait, progressivement, sans précipitation.

Mais Acosta ne vit pas dans une bulle.

En analysant le plateau et surtout la prestation des Ducati, le ton devient plus grave. « C’est inquiétant. Vu la tournure des événements, ça va être une année difficile. »

Il sait que le circuit de Sepang sourit à certains, et notamment à Alex Marquez. « On sait qu’Alex est très fort ici, on sait que les Ducati sont très fortes, les cinq étaient aux avant-postes. Seul Bezzecchi a réussi à se hisser parmi les meilleurs. »

Même constat du côté de l’Aprilia. « Aprilia semble poursuivre sur la même lancée que l’an dernier. »

Pedro Acosta

Pedro Acosta : « les Ducati semblent être redevenues des motos qui conviennent à tous les pilotes »

Mais c’est bien Ducati qui intrigue le plus le jeune Espagnol. « Ducati, je ne dirais pas que c’est une surprise, mais ils semblent avoir franchi un nouveau cap, je ne sais pas d’où, car les motos étaient déjà performantes, mais elles semblent être redevenues des motos qui conviennent à tous les pilotes. »

La Desmosedici n’est plus seulement rapide, elle est exploitable par tout le monde. Et ça, c’est peut-être le détail qui change tout.

Face à ce constat, Acosta refuse la panique. « Je pense qu’il faut continuer à travailler à notre manière, car finalement, on ne peut pas contrôler ce que font les autres. »

KTM progresse, mais l’évaluation réelle viendra en course. « Je pense qu’ils ont tous progressé. Nous aussi, un peu. Aprilia est plus ou moins au même niveau… Mais pour finir, l’important est de terminer le Grand Prix de Thaïlande et de voir où nous en sommes réellement en course. »

Il cite même Massimo Rivola dans son analyse, preuve qu’il observe tout. Et quand il évoque la simulation d’Alex Marquez, le ton sur motosan est sans détour : « j’ai vu la simulation d’Alex, et c’est impressionnant. »

Les essais restent des essais. Les chronos impressionnent, mais la vérité, comme toujours, éclatera sous pression, au cœur du Grand Prix.

Acosta le sait. Il ne cherche pas à gagner la bataille médiatique. Il veut mesurer la vraie hiérarchie, celle du dimanche.

La Thaïlande sera le premier juge. Et pour KTM comme pour Acosta, ce sera le moment de savoir si les progrès entrevus sont suffisants… ou si 2026 sera une longue traque derrière Ducati.

 

 

 

 

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